Des Blabla

18 octobre 2018

Mademoiselle de Joncquières vs Un peuple et son roi


4214720Deux films en 15 jours avec Sainte Chérie.
Deux films d'époque et de la même époque (à un chouille près : le premier étant tiré d'un roman de Diderot qui se situe entre 1765 et 1789 et le second racontant la Révolution Française entre 1789 et 1793).

C'est le professeur de littérature de Sainte Chérie qui leur avait parlé en cours de Mademoiselle de Joncquière. J'avoue que, de mon côté, j'avais bien oublié ce passage de "Jacques le Fataliste et son maître" (en même temps, franchement, à part me rappeler que je l'ai lu au lycée, je n'en garde absolument aucun souvenir) mais la période historique et le casting m'ont décidée.

Ce fut une très bonne décision, bien plus que celle concernant le deuxième film dont je vais vous parler juste après !
Dans une ambiance feutrée, minimaliste, pastelle, on retrouve une sorte de "Liaisons dangereuses". Cruauté et cynisme n'ont rien à envier à Choderlos de Laclos mais, là, où il s'agissait d'un jeu entre Valmont et Merteuil, ici, il s'agit uniquement de vengeance. C'est tout aussi odieux mais il y en a un qu'on peut quelque peu justifier...

Beaucoup de silences, d'ellipses qui nous donnent l'impression de flotter dans un rêve dont on redescend abruptement lorsque la cruauté de l'âme humaine se révèle et qui rend le contraste encore plus violent...
On se laisse porter par la beauté de la langue "façon XVIIIème", le marivaudage des personnages, cette ambiance de guerre des sexes un peu désuète et, pourtant pas si obsolète que ça

Les acteurs sont tous impeccables, avec une mention toute particulière pour la jeune Alice Izaas qui, dans un rôle très silencieux, livre toute une palette de sentiments et d'émotions, sans parler de sa beauté !
Mais il est évident que Cécile de France et Edouard Baer incarnent leurs personnages et se glissent dedans comme dans une seconde peau. 

Bref, un petit bijou sur toute la ligne qui me donne évidemment envie de citer Musset : "Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; <...> mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui." qui colle si bien aux personnages et à l'histoire. 

 

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Et, donc, Un peuple et son roi...

Alors, là, la déception fut à la hauteur de l'ennui ressenti tout le long du film (ou presque !). Nous nous attendions à une petite pépite. Nous étions d'ores et déjà acquises tout entières au film et, là, RIEN ! La vacuité que les deux ou trois petits points positifs n'ont pas réussi à faire oublier...

On pouvait imaginer, vu le titre, que le film s'attacherait, non pas à nous raconter une énième fois ce que tout le monde sait des grands évènements de la Révolution (perso, ça ne m'aurait pas gênée mais bon...), mais le point de vue du peuple, de la masse qui a voulu la Révolution et en a été l'actrice autant que les grands acteurs historiques.
Sauf qu'on passe de l'un à l'autre sans s'attacher à personne, sans pénétrer leurs propres histoires, vécus, convictions. On voit tout et on ne regarde personne !

Alors, certes, la rigueur historique du film est exemplaire mais on ne l'entre-aperçoit qu'en tous petits pointillés éparpillés, rien n'est expliqué, ce qui a pour conséquence de quasiment rendre incompréhensibles les évènements et leur enchaînement. Et comme, de l'autre côté, on ne s'attache pas aux ressentis des personnages ni à leurs histoires, il ne reste plus grand chose pour retenir l'intérêt.

Alors, oui, on peut apprécier que le réalisateur ait fait un effort remarquable afin de rendre l'importance de la place des femmes qui fut trop souvent réduit aux journées d'octobre 89. En même temps, je me demande si sa volonté n'est pas aussi une façon de suivre le courant de ce qui se passe depuis un an sur ce plan-là (je rappelle que les médias en sont à louer les films de Disney faisant la part belle aux héroïnes en tant que femmes fortes...).

Mais, franchement, rendez-moi Robert Enrico et sa sublime "Révolution Française" !!!

 


04 octobre 2018

Le lambeau

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J'avais offert à Monsieur Père le livre de Philippe Lançon, journaliste à Libé et Charlie Hebdo, gravement blessé durant l’attentat du 7 janvier 2015. J'avais entendu beaucoup d'avis de journalistes, de blogueurs et autres lecteurs et tous étaient unanimes : c'est un livre nécessaire !

Je l’ai lu en quatre jours à peine, cet été, pendant mes vacances, tout en faisant mes travaux et, même mon pinceau à la main, en haut de mon échelle, j'avais les mots dans la tête en permanence. C'est un livre puissant et difficile.
Ce n'est pas tant l'horreur des détails (quoique, maintenant, j'imaginerai toujours le cerveau de Bernard Marris en anémone de mer !) que la difficulté de ce qu'il arrive à traverser pour se reconstruire physiquement et moralement... Je ne ferai pas de comparaison idiote mais, par certains aspects (bien moins graves, heureusement), je revoyais les étapes de la reconstruction de mon épaule, l'incompréhension des gens qui trouvent qu'on ne va pas assez vite, les avis médicaux, parfois flous, souvent contradictoires, la peur de se retrouver à franchir certains caps, de quitter les petites zones de confort qu'on arrive à se créer...

Ce livre est une profession de vie, d'une vie ordinaire qui bascule dans ce que personne ne peut imaginer, sans forfanterie, sans misérabilisme.
J'ai aimé que l'auteur ne nous épargne rien, pas même ses réactions parfois pas très "nobles", pas très gentilles, l'égoïsme (si tant est qu'on puisse le qualifier ainsi) qu'il est obligé d'ériger en rempart pour se protéger, pour se soutenir, pour se relever.
J'ai aimé la façon dont il relève certains petits détails du quotidien, anodins mais qui se mettent à revêtir une importance capitale dans son existence tout à coup réduite à l'essentiel.

Ce livre est vraiment un acte de résilience, pas vis à vis des terroristes dont, finalement, il parle peu mais, vis à vis de lui. Il ne s'épargne rien à nos yeux et il l'assume.
En revanche, s'il ne le dit pas, le livre induit que sa reconstruction, tant physique que mentale, est loin d'être achevée et je n'ose imaginer le nombre de moments où les cauchemars, les sursauts refont surface, la pénibilité des hommages qui, malheureusement émaillent maintenant nos années...

 

Bref, c'est le livre d'un homme qui survit à l'horreur et qui est faible et fort à la fois mais qui ne lâche jamais rien et qui n'appelle à aucune pitié.

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14 septembre 2018

Mamma Mia 2 : Here we go again

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Alors, là, j'avoue, je reviens assez loin en arrière dans l'actualité mais j'avais quand même envie de vous en parler.
Donc, cet été, j'avais proposé à Sainte Chérie d'aller voir la suite du film " Mamma Mia " (comme quoi, on peut aimer et Mississippi Burning et Mamma Mia, ce n'est pas incompatible !) et elle avait accepté avec enthousiasme... Je reconnais que, contrairement à elle, j'étais, une fois de plus, partagée entre l'envie de retrouver les personnages et l'ambiance de la comédie musicale et du premier film et l'appréhension que sous-tend toute suite !

La première partie du film m'a semblé très longue et j'ai craint d'avoir eu raison et puis, tout à coup, sans crier gare (et je n'arrive pas à situer à quel moment exactement !), l'étincelle a eu lieu et j'ai retrouvé le charme qui m'avait plu dans le premier opus !
Finalement, on est ressorties toutes les deux avec le sourire jusqu'aux oreilles et en se disant qu'on avait vraiment bien fait et qu'on avait passé une bonne soirée !

Donc, je ne vous dirai pas que ce film est parfait et le chef d'oeuvre de l'année mais c'est un excellent film estival et, je pense qu'il fera un bon film pour les dimanches d'hiver pluvieux, avec un bon thé et un plaid sur les genoux (c'est pour ça que je peux en parler presque deux mois après... La sortie en DVD n'est pas loin, ça va redevenir de l'actu brûlante, voire même d'avant-garde).

Bien entendu, le fait de retrouver les acteurs et la musique du groupe suédois joue pas mal dans le plaisir du film. Même si certains ont pris un coup de vieux, on a quand même l'impression de retrouver une vieille bande de copains. Bref, c'est (pour reprendre l'expression à la mode !) la comédie feel-good !

Certains ont reproché le côté "carton-pâte" mais c'était le parti-pris de la production qui ne voulait pas trop qu'on oublie que c'était l'adaptation d'une comédie musicale.
Et puis, finalement, quelque part, c'est aussi ce qui fait le charme du film : cet aspect hors du temps et de l'espace. Ce monde quelque peu asseptisé où il fait toujours soleil et où tout le monde s'aime car si ce n'était pas le monde des Bisounours, ce serait moins en adéquation avec la musique et ce qu'on en attend !

 

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10 septembre 2018

Blackkklansman

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Sainte Chérie était très motivée pour aller voir le dernier Spike Lee racontant l'histoire vraie du premier policier noir de Colorado Springs qui, dans les années 70, réussit à infiltrer le Ku Klux Klan avec l'aide de son collègue, juif de religion.
Cette histoire est tellement incroyable et improbable que, si je ne savais pas qu'elle est vraie, je me serais vraiment dit que les scénaristes hollywoodiens en faisaient trop et pourtant...

Loin de la violence affichée, visuelle, brutale, nauséeuse d'un Mississipi Burning (vu quelques jours après histoire de boucler la boucle !), on va dire qu'au milieu d'une ambiance presque légère ou souriante, j'ai pris quelques uppercuts sur certaines scènes et que je n'étais pas la seule vu le silence qui s'en est suivi à l'apparition de l'écran noir après le générique de fin.
Notamment une scène sublime en miroir entre la grand'messe d'intronisation des nouveaux membres du Klan (avec extraits du film "Naissance d'une nation") et une réunion du Black Power durant laquelle un homme fait le récit du lynchage de Jesse Washington, qui, en 1916, fut émasculé, carbonisé et pendu à un arbre. Perso, j'ai pris direct l'aller et le retour. Points levés face à mains levées, black power face à white power...

Les acteurs sont tous excellent dont le fils de Denzel Washington : John David et Adam Driver, qui montre qu'il est bon ailleurs que dans la saga Star Wars.
Les décors et les costumes reconstituent fidèlement les années 70 et la mise en scène de Spike Lee est toujours aussi punchy !

Sainte Chérie ne connaissait pas Spike Lee et a été légèrement déroutée par l'humour qui transparaît tout le long du film, parfois à la limite de la farce (je crois d'ailleurs que cela fait partie des critiques qui sont faites au réalisateur : avoir trop appuyé l'humour sur un sujet aussi lourd) et j'avoue que moi aussi car il est assez bizarre de parler du KKK et d'avoir envie d'en rire par moments. On développe une certaine volonté de résistance à la légèreté. 
En même temps, elle, elle m'a dit que ça lui avait permis de reprendre un peu sa respiration au milieu des uppercuts... Alors, si, en plus, ça rend service...

Et, je crois que c'est là la force du film : nous donner l'impression qu'on regarde une comédie, nous obliger à nous laisser porter légèrement avant de nous claquer la face sans échappatoire.
Nous avons beaucoup aimé, elle comme moi. En revanche, elle  a été particulièrement frappée par le parallèle avec l'actualité récente (et, encore plus, après avoir vu Mississippi Burning). Pour elle, ce sont des évènements historiques qui ne peuvent pas persister en 2018... 

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30 août 2018

La dernière reine

5137NQ8AYWLC'est un livre qui m'a été prêté par une copine, connaissance mon intérêt pour l'Histoire.
J'avoue que, pour moi, Victoria, c'est un peu la caricature qu'on en connaît : un règne excessivement long, une petite dame pas drôle et toujours en noir et une époque bien trop puritaine et hypocrite (notamment face à la misère du petit peuple)...
Et, justement, ce livre a fait du bien à mes préjugés : il les a confortés !
Certes, Victoria n'a pas été aidée par l'époque et ses proches mais elle est bien ce à quoi elle ressemble et dans la même ligne que ce qu'elle représente.

Je pense très sincèrement qu'en épousant un autre que son Albert, peut-être cela aurait-il pu être un peu différent malgré le contexte social car le début de la biographie montre une jeune-fille gaie, volontaire et caractérielle, d'un égoïsme assez incroyable mais ayant à coeur de bien faire malgré sa peur de ne pas être à la hauteur et sa mère odieusement ambitieuse. 
Ses deux premières années de règne avec Lord Melbourne pouvaient paraître prometteuses et puis elle tombe amoureuse d'Albert...
Elle qui voulait conserver son indépendance, son pouvoir, la voilà qui, en deux temps trois mouvements, se retrouve femme soumise, neurasthénique chronique, laissant la gestion du pouvoir à son mari et se contentant de le bader, de prier et d'enfanter neuf enfants qui (avec leur descendance) se retrouveront à intégrer tous les trônes d'Europe...
Le puritanisme de son époux, sa volonté inflexible de remettre la morale et la religion au premier plan de l'existence privée et publique l'enferment dans un carcan qui ne fera qu'exacerber son égoïsme et sa tendance à la dépression.
Finalement, elle fut la reine d'une époque qui connut beaucoup de changements mais elle n'en fut que très peu l'instigatrice et l'actrice et les avancées sociales obtenues l'ont surtout été, soit par Albert qui était très attaché à l'éducation, soit par les gouvernements successifs.

Ce livre, dont la source n'est autre que le journal intime que la reine tiendra quotidiennement toute sa vie, montre également une femme ambivalente, dure et geignarde, voulant avoir un regard sur tout tout en se désintéressant de la politique...
Elle ne répondait qu'à un seul maître : son égoïsme et, là, elle était capable, de déplacer des montagnes pour se satisfaire !

Elle se montre également mère distante. On le sait, à cette époque et dans ces classes sociales élevées, les enfants étaient quantité négligeable mais Victoria vit comme un fardeau ses grossesses et le fait d'être mère. Elle le dit dans son journal et l'écrit à sa fille aînée quand celle-ci deviendra mère à son tour. C'est plutôt Albert qui se montre dur mais paternel. Elle se montre castratrice abreuvant ses enfants de leçons de morale quotidiennement, même à l'âge adulte et voulant en garder un à côté d'elle, seulement pour ne pas être seule...

A côté de cet aspect, ce livre est très instructif quant à l'histoire de l'Angleterre du XIXème siècle : les liens qui existent entre les différentes royautés et leurs dissensions, l'introduction du libre-échange, la première révolution industrielle, les différents ministres qui se sont succédés, la colonisation, les conflits plus ou moins (et plutôt moins que plus !) larvés sur le continent…

En bref, j'ai aimé lire cette biographie fort intéressante, même si à ce jour, je ne pourrai pas reconnaître que Victoria put être une grande reine (si ce n'est par sa longévité). Le style en est agréable et fluide ce qui aide à passer certains passages un peu longs (notamment ses dix premières années de veuvage. J'aurais adoré pouvoir tuer une deuxième fois Albert pour qu'on arrête d'en parler !).

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23 juillet 2018

Gueule de bois carabinée...

La France est championne du monde de football et c'est une bien belle chose pour les amoureux de ce sport et, aussi, ne soyons pas mesquins, pour tous les français qui ressentent une certaine fierté à voir flotter haut la réussite de notre équipe nationale (on s'en fout de savoir qui regarde tous les matchs ou qui ne supporte que tous les quatre ans ou même pour un match !)...

Ce fut une belle fête dimanche !
J'étais sur une île de la côte atlantique et je voyais des gens qui ne se connaissaient pas chanter en coeur, sauter dans le port, trinquer, rire. Je ne vais pas vous mentir, ça m'a fait monter les poils des bras à 90°... Oui, je suis comme ça, moi ! Je m'émeus de la liesse générale, j'ai le coeur qui bat un peu plus fort quand je vois flotter les drapeaux et chanter la Marseillaise !

Mais, dans le même temps, je ne pouvais pas empêcher une petite voix sortir du fin fond de mon cerveau et me susurrer que la fête n'était pas si belle que ça, que cette joie allait vite faire place à autre chose de moins émouvant, que le Black-Blanc-Beur de 98 n'aurait pas le même impact.
Oh les journalistes ont bien essayé de nous vendre le concept à grands coups de consultants politiques et de chroniqueurs sportifs sur les plateaux de télévision !
C'est ce qui manquait aux français pour leur redonner l'amour de la patrie ! Ca fait des mois qu'une quantité non négligeable de population crache sur le drapeau, sur la patrie arguant qu'elle ne se reconnaît plus dans son pays, que le communautarisme remonte en flèche mais, là, là, ça y est, c'est le déclic ! Regardez tous ces gens qui brandissent les couleurs et chantent l'hymne d'ordinaire si décrié !!!
Et tous les joueurs d'y aller de leur couplet patriotique de bon aloi (attention, je ne dis pas qu'ils n'y croyaient pas bien au contraire, je pense vraiment qu'ils étaient sincères...).!
Bref, tout cela était parfait et avait, dans le même temps, un goût de je-n'y-crois-pas alias les-lendemains-vont-déchanter...

Et, malheureusement, ça n'a pas tardé !

Une belle fête dans toute la France et, au milieu, quelques décérébrés qui viennent tout gâcher, tout casser. Des voitures brûlées, des flics caillassés, des magasins pillés, des échauffourées dans les rues. Les forces de l'ordre obligées d'intervenir, de disperser, d'interpeller, de se défendre à coup de canons à eau, de gaz lacrymo. Putain (excusez ma vulgarité !), mais où sont les moments de novembre 2015 où on venait remercier les forces de l'ordre de nous défendre et de donner leur vie au milieu des attentats terroristes ??? Mais où est l'esprit de fête ??? Pourquoi tant de haine envers son prochain, envers la société dans un moment où les gens devraient juste se contenter d'avoir deux étoiles dans les yeux ???
Et ne me faites pas croire que ces gens-là étaient entrain de lutter, de se rebeller contre une injustice sociale ou économique ou politique...
Non, ce sont juste des sans-cerveaux qui ont oublié leur cerveau à la maternité et qui le revendiquent haut et fort...

Ceci étant, ils n'étaient pas les seuls à gâcher la fête, loin de là !!!

Et oui, la beauté de la multi-racialité (ouh, le vilain mot !) de notre équipe nationale n'a pas tardé à éveiller les commentaires nauséux tout azimuts !
Pourtant la victoire est belle, l'équipe aussi qui ne joue ni les stars blasée, ni les enfants gâtés mais non...
Un ancien défenseur croate avait déjà lancé l'offensive avant la finale ainsi qu'un international de rugby sud-africain qui, de concert, se demandaient de quelle nationalité était l'équipe qu'ils affronteraient...
La réponse est claire avec cette carte :

Maintenant, s'il s'agit de leurs origines, pour une fois Christophe Barbier a très bien parlé rappelant le passé colonial de la France, qui a fait notre histoire et qui fait notre pays (et je rappellerais bien au passage que leurs origines choquaient beaucoup moins lorsqu'il s'agissait d'en faire de la chair à canon...). Et Obama a fini de planter le clou en disant que nos mecs ne ressemblaient pas tous à des gaulois mais qu'ils sont tous français !
Les italiens (quoique la charge de Matteo Salvini me semble, quant à elle, tout autant politique que raciste !) qui commencent à assumer un racisme décomplexé depuis les élections législatives et qui n'hésitent pas à imiter les singes quand un joueur noir touche le ballon et qui multiplient les messages méprisants à l'encontre de notre équipe (c'est moche la jalousie quand on n'a même pas été capable de se sélectionner pour participer à la coupe du monde !).
Mais, attention, n'oublions pas de balayer devant notre porte, les réactions fielleuses ne sont pas l'apanage des autres (les autres, c'est l'enfer ! Les autres, ce sont les méchants !), ici, sur les Champs Elysées ou dans les fanzones de province, aujourd'hui que l'effervescence de la victoire se dissipe au même vent que les litres de bière, de bons petits fachos puants commencent à lever la voix...
Bref, le racisme est loin d'être mort et ne demande qu'à se ranimer même (surtout ?) au milieu des pétards festifs !

Mais avant même le lendemain, il y a eu le soir même, devant le monde entier, je n'ai pas voulu dire à voix haute ma colère mais Poutine, quoi !!!

Comment ne pas voir tout le symbole de cette image incroyable du parapluie qui s'ouvrait tout de suite au-dessus de la tête de Poutine, alors que le président français a eu le temps de bien tremper son costume et que la présidente croate, elle, a eu le temps de tremper son maillot à damiers, son brushing, son pantalon, ses sous-vêtements et même, sans doute, ses os avant d'obtenir chacun leur tour le droit de se mettre à l'abri...
Résultat de recherche d'images pour "présidente croate sous la pluie"

Je ne discute pas des accointances politiques de la dame, ni du fait qu'elle ait supporté son équipe à chaque match en se payant son billet en classe éco et en posant des congés comme n'importe quel salarié... Je me dis juste que l'attitude du président russe aurait comme des relents d'impérialisme soviétique ayant du mal à digérer que la petite soeur se soit affranchie du grand-frère communiste... Elle ne mérite aucun intérêt. Elle est quantité négligeable, déjà, peut-être en tant que femme (mais, là, ce serait réduire le débat au plus pur sexisme de base. Ceci étant, un doute raisonnable est permis !) mais, tout aussi sûrement, en tant qu'hiéritière d'une nation indépendante, qui a participé à l'éclatement de "l'empire"...

Il y a également eu, pendant le match, ces quelques Pussy Riot qui ont surgi sur le terrain (je ne vous raconte même pas comment elles vont payer l'affront international infligé à Poutine...) notamment pour s'opposer aux conditions d'incarcération d'Oleg Sentsov... 
Il va sans dire qu'aujourd'hui, on pourrait tous aussi vouloir manifester pour leur libération à elles puisque, bien évidemment, elles ont été arrêtées sur le champ...
Pour en revenir à Sentsov, personne ne s'émeut qu'un homme qui s'était insurgé contre l'annexion de la Crimée (l'opinion internationale a bien fait entendre quelques reproches vite étouffés parce qu'il ne faut pas trop contrarier le dictateur président.) soit incarcéré pour 20 ans. Cela encore n'est pas le pire de l'horreur. Non, ce qui est pire, odieux, insupportable, c'est qu'il ait entamé une grève de la faim depuis deux mois et que, d'après le Moskovski Komsomolets, on le nourrit de force en lui faisant entrer de la soupe par le nez, ce qui est innommable et qui, cela seul, justifierait que la moitié de la planète hurle son indignation à s'en faire péter les cordes vocales !

Mais ne croyons pas qu'au moins, côté américain, l'honneur est sauf car l'attitude de Trump à l'OTAN, se conduisant en maître du monde devant lequel l'Europe ne doit que s'incliner et aligner l'argent sans mot dire est également à vomir...

Enfin, que dire de notre paillasson qui aurait bien besoin d'un bon coup de balais ? On en parle de la réforme de la constitution votée (comme par hasard !) pile poil dimanche soir, aux termes de laquelle, dorénavant le président de la République aura le droit d'assister aux débats et aux votes du parlement réuni en Congrés ? On en parle de ce foulage en règle de la séparation des pouvoirs si chère à notre démocratie ?
Ah non, les journalistes ont préféré faire les gorges chaudes du foulage au pied par notre président des graviers de la cour de l'Elysée (et le protocole, bordel ?) !

Bref, il y avait une très belle occasion de faire la fête, de se réjouir avant de se remettre les mains dans le camboui mais l'Homme est moche, vil, mesquin et, pendant qu'on agitait la queue de Mickey dorée à bandes vertes devant les yeux hypnotisés de la population, il en profitait pour nous le démontrer une fois de plus derrière sa façade de sourire médiatique...
Et, parmi les journalistes, parmi les chaînes d'info, parmi la presse, qui, pendant 48 heures a essayé de faire valoir une information autre que footballistique ?
"Viens mon petit poisson, regarde le beau ver ! Et, hop, on le tire de l'eau et on l'emmène mourir dans un monde froid et blanc !" (E E Schmitt)

Alors, oui, cette équipe faisait vraiment plaisir à voir dans son enthousiasme communicatif. Rien de blasé ou de calculé. Des gosses le matin de Noël ! Et on s'en fout qu'ils ne soient pas allés au Crillon. Ce sont les aléas d'un retard, d'un programme, de la spontanéité...

Dimanche soir, j'avais une folle envie de faire un câlin à la présidente croate qui a stoïquement embrasser tous les joueurs les uns après les autres, sans se départir de son sourire chaleureux.

Lundi, j'avais envie d'approuver Obama dans sa déclaration lors de l'hommage à Mandela.

Et, pour terminer, cela fait plusieurs semaines que je me surprends à éprouver un très grand respect pour un tout jeune joueur de l'équipe de France qui n'a pas oublié d'où il venait et, apprenant la galère d'une classe de sa ville natale, qui avait monté tout son projet annuel en vue d'aller en Russie pour la coupe du monde et que l'un des financiers a laissé tomber au dernier moment, a financé les sommes manquantes et a même payé des places pour un match.
Cela s'ajoutant au fait qu'il a passé un contrat pour que toutes ses primes de match soient reversées à une association caritative de son choix.

Donc, encore une fois, cette victoire est belle et on a bien fait de s'en réjouir et il y a de belles personnes mais, malheureusement, également, à bien y regarder, sacrée gueule de bois !!!

19 juin 2018

Solo : A Star Wars story

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Bien, alors, le film que tu hésites à aller voir, tout en sachant que tu finiras par craquer, tout en te disant que ce n'est pas forcément une bonne idée...

Si vous y allez pour vous faire plaisir à découvrir l'histoire du Faucon Millenium, de ce qui fait la relation entre Chewi et Han. C'est bien !
Je reconnais que lorsque j'ai vu apparaître le Faucon, mon estomac a fait plein de petits papillons et j'avais envie d'applaudir (est-ce normal d'avoir des élans de tendresse pour un vaisseau spatial ?), de même que j'aurais bien fait un gros câlin à Chewi en le voyant (bon, pas sa première première apparition, quoique... finalement, la boue, c'est sexy !) sur l'écran...

Après, pour moi, le film manque... d'élan ! 
Ce n'est pas mauvais. C'est plutôt un film d'aventures honnête et, pourtant, je n'ai pas réussi à m'enthousiasmer plus que ça.
Les acteurs tirent bien leur épingle du jeu et, particulièrement, Alden Ehrenreich qui avait la difficile tâche d'être la version jeune d'Harrisson Ford.
Les visuels et effets spéciaux sont dans la lignée de ce que la licence propose depuis ces dernières années.
Le scenario n'est pas super dense mais il se tient et explique bien ce qui fait que Solo deviendra ce qu'on connaît de lui.

Bref, je n'ai rien à réellement reprocher au film et, pourtant, il y manque ce qui m'avait transportée dans "Rogue One"
Je me suis posé la question de savoir si cela n'avait pas quelque chose à voir avec la réalisation de Ron Howard (que j'aime bien au demeurant mais qui n'est peut-être pas assez punchy pour ce type de film !).
Après, pour moi, il y a quelques incohérences que la production finit toujours par arriver à justifier  en tirant par les cheveux la galaxie entière (ATTENTION SPOILER : par exemple, le retour de Dark Maul qui est sensé être mort à une époque où Solo devait à peine savoir marcher mais il était récemment réapparu car, en fait, il n'était pas vraiment mort et il avait été sauvé par son frère, blablabla, blablabla. Bref, on est à deux doigts de "Santa Barbara" et des plans à la fille-qui-était-morte-mais-qui-en-fait-était-partie-se-cacher-pour-échapper-à-son-père-qui-était-en-fait-son-frère-après-avoir-épousé-sa-tante. Franchement, c'est le genre de truc qui m'agace profondément !)...

En conclusion, pour moi, un film qu'on peut aller voir sans déplaisir mais sans enthousiasme et si le grand écran n'était pas nécessaire pour apprécier les effets visuels, je dirais que c'est un bon film du dimanche soir, qui fait bien son job mais sans plus.
Reste qu'il est largement au-dessus des épisodes 1, 2 et 3 des années 2000 mais un chouille en deçà des tous derniers.

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06 juin 2018

Mémé dans les orties

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Voici un bon petit livre qui donne le sourire...
J'avais bien aimé le "En voiture Simone !" d'Aurélie Valognes et j'avoue que je n'ai pas été déçue par celui-ci.

C'est l'histoire d'un vieux bonhomme de 83 ans, acariâtre et asocial (parfois jusqu'à la méchanceté) qui vit seul avec son chien. Ses passe-temps préférés : râler, enquiquiner et contrarier au maximum le monde qui l'entoure à commencer par ses voisines.
Une espèce de Tatie Danièle au masculin !
Seulement, un grain de sable vient se coincer dans l'engrenage bien huilé de sa vie, puis un deuxième et même un troisième...

Il y a quelque chose de glauque, d'amer et, en même temps qui donne envie de sourire dans cette histoire. Au fond, on n'a pas vraiment envie qu'il s'en sorte car il ne le mérite pas et ne crée aucune empathie et, en même temps, il y a des grains de sable qui ressemblent à du poil à gratter et il est assez jouissif et drôle de voir ce vieux croûton se débattre dans son filet.
Et puis, finalement, on aime bien lui trouver des côtés sympathiques tout en maudissant son fichu caractère...
Parfois, on se surprend à désirer qu'il se laisse aller à un bon sentiment et, crac, il continue son rituel de vieux grincheux et, finalement, on serait tellement déçus s'il en était autrement.

C'est un livre à l'écriture agréable et facile qui se dévore bien trop vite. On aimerait que cela dure encore un peu, histoire de savoir ce qui se passe "après" mais, à tout bien y réfléchir, c'est bien que cela s'arrête là et comme ça.
Aurélie Valognes pousse le trait mais pas tant que ça et dose assez justement la cruauté et le sourire. On s'y croirait et on peut tous reconnaître quelqu'un plus ou moins proche à un moment quelconque.
Je crois que je l'avais déjà dit à propos de "En voiture Simone !" mais il y a un peu de Nicole de Buron dans ces histoires et, personnellement, j'aime beaucoup...

 

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05 juin 2018

Week-end à Amsterdam

Donc, finalement, après quelques petites frayeurs vendredi matin, quand j'ai vu que les vols de la matinée vers Amsterdam étaient annulés et un retard au décollage, nous avons fini par atterrir aux Pays-Bas sous un ciel gris/blanc et bas et humide...
Bref, il pleuvait !

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Et s'il faut bien reconnaître que, par la suite, la pluie était suffisamment fine et aléatoire pour ne pas trop gêner nos pérégrinations, l'arrivée à l'aéroport, le transfert à la gare centrale, la prise des clés de notre "petit chez nous" et le trajet jusqu'à la brasserie de la mondialement célèbre brasserie de bière verte à étoile rouge ont été, non seulement, un peu humides mais aussi un peu speed puisque nous avons réussi à tout faire en 1h20.
Bon, certes, le fait qu'on ait des billets réservés pour la visite de ladite brasserie nous a quelque peu obligés à faire nos premiers pas le long des canaux au pas de course, voire carrément à la course mais nous y sommes arrivés !

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La suite du week-end fut intense mais fort agréable !
Nous avons pu profiter et découvrir l'essentiel du centre-ville d'Amsterdam mais sans courir.
Nous avions choisi de tout faire à pieds afin de mieux profiter parce qu'à vélo, ça a son charme, surtout que la ville est vraiment aménagée pour cela mais nous qui prenons pas mal de photos, c'est bien moins pratique...
Nous avons visité en vrac et dans le désordre :
- le Béguinage,
- le Dam, 
- le quartier Jordaan,
- la Westerkerk
- la maison d'Anne Frank
- les grands canaux (Singel, Herengracht, Keizersgracht, Prinsengracht, Leliegracht, Kloveniersburgwal, Achterburgwal, Voorburgwal, Binnenamstel
- le Rijksmuseum,
- la maison de Rembrandt,
- un saut de puce dans le quartier rouge,
- un passage dans le quartier chinois
- le bloemenmarkt
- et, bien sûr, la brasserie !

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On n'a pas mangé typique parce qu'on ne savait pas trop où trouver des plats locaux, hormis les stands de harengs fumés dans la rue, au bord des canaux mais nous avons mangé argentin et stambouliote... Ah si ! Nous avons goûté les gauffres et les dutchs pancakes arrosés de leur espèce de sirop de betterave qui ressemble à du sirop d'érable...

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Bref, Amsterdam est une très jolie destination à deux pas de la France pour un week-end en amoureux et si vous pouvez commander un grand et beau soleil, je pense que les paysages n'en seront pas gâchés !

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28 mai 2018

Et si on parlait des grèves ?

Vous vous rappelez que j'aurais comme une certaine tendance à la chkoumoune en ce qui concerne les transports lors de mes voyages... 
Il me semblait important de rappeler ce point à votre mémoire puisque (eh oui !) le week-end prochain, je dois prendre l'avion pour partir (... et revenir ! Enfin, j'espère !) à Amsterdam !

Eh eh, je vous vois venir ! Vous vous dites : "ça y est ! Son vol est annulé. Elle n'a vraiment pas de bol !"
Alors, je n'ose pas crier victoire car nous ne sommes que lundi matin et il reste un temps suffisamment long pour qu'il m'arrive encore tout un tas d'enquiquinements avant mon départ ou mon retour mais, pour l'instant, je pars et à l'heure... Si, si, si !
Ceci étant, sans parler d'être devenue chanceuse, je me dis que, peut-être, le petit dieu des voyages a décidé de passer ses nerfs sur quelqu'un d'autre...

Et, donc, à ce stade-là, je me vois dans l'obligation de présenter mes plus humbles excuses à Frère Aîné, à Fratribus, à Madame Mère et Monsieur Père, ainsi qu'à tout un groupe de jeunes sportifs...
Oui, je vous présente mes plus plates excuses car je crains que, si à l'instant T, mon futur week-end ne se trouve pas impacté, c'est parce qu'un de retour de Berlin a eu plus de 2h de retard à cause des grèves des contrôleurs aériens (ah, ça n'était que ceux du sud de la France qui étaient en grève ? Et bien, écoutez, visiblement, Berlin s'est géolocalisé à côté de Marseille hier !), parce qu'un vol intérieur a été annulé sans possibilité de reclassement obligeant les encadrants trouver un hôtel pour l'équipe et à louer des minibus pour couvrir les 600km de retour (avec des hôtels complets partout et grève SNCF aujourd'hui, histoire de faire la complète !), parce qu'un vol vol retour de Londres a été annulé pour cause de grève et qu'il s'est fait avec 24h de retard et par Amsterdam...

Alors, c'est vrai que je donne l'impression d'en rire, un peu de moi, un peu de la situation mais, en fait, pour tout vous dire, je suis quand même moins désolée qu'en colère, en colère d'être dans un pays où depuis plus de deux mois tout le monde a à pâtir d'une "prise d'otages".
Que je n'en peux absolument plus de ces procédés de vauriens qui ne connaissent comme moyen de revendiquer que la paralysie de tout un pays. Avant même de commencer à vouloir négocier, il est devenu monnaie courante de commencer par bloquer...
Je rappelle à toutes fins utiles que le citoyen lambda n'a aucun pouvoir décisionnaire dans les revendications (légitimes ou non !) des uns et des autres. Il n'y peut strictement rien alors pourquoi ne pas essayer de bloquer les institutions décisionnaires de ce pays pour une fois plutôt que la masse populaire ? Pourquoi ne pas empêcher la distribution et l'expédition du courrier de l'Assemblée Nationale, du Sénat, des ministères et de l'Elysée, plutôt que de bloquer mes documents nécessaires à l'établissement de nos déclaration de revenus, de nos factures, etc ? Pourquoi ne pas empêcher l'accès à l'Assemblée Nationale, au Sénat, aux ministères et à l'Elysée plutôt que d'empêcher nombre de personnes de prendre les transports pour aller travailler ?

Une chose est certaine, le manque de solidarité et d'altruisme des grévistes envers nous fait que je ne peux, à mon tour, être solidaire ou indulgente à l'endroit d'aucun gréviste.
Et ne me faites pas la leçon comme quoi, leurs banderoles sont aussi pour nous, qu'ils combattent pour nous.
Non, si j'ai appris une chose ces dernières années, c'est que personne n'agit pour personne (l'abbé Pierre et soeur Emmanuelle sont morts depuis trop longtemps !) par bonté d'âme !
Et, donc, là, je ne veux même pas réfléchir deux secondes au bien-fondé ou non des revendications. Je deviens sourde et obtuse car je n'ai pas de temps ou d'empathie à perdre pour des gens qui n'en ont absolument pas envers nous... Et je reconnais même que si je pouvais trouver le moyen de les emmerder, je n'hésiterai absolument pas une seconde !
Dommage, il n'y a que mon facteur qui passera pour ses étrennes et à qui j'ai déjà prévu de répondre qu'elles sont passées dans les 10 % de pénalité des impôts ou les retards de paiement des factures ou les achats que j'avais faits pour partir en Islande et qui arrivent au compte-goutte depuis mon retour (et, en plus, avec plus d'un mois de retard, inutile de vous dire que seul un commerçant a accepté que je lui retourne le colis et de me rembourser...) !

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