Des Blabla

15 janvier 2018

Blue monday et pourquoi pas blue tuesday ?

Il paraît qu'aujourd'hui est le jour le plus déprimant de l'année.
C'est le résultat d'une formule scientifique sortie tout droit de l'esprit d'un professeur mandaté par un voyagiste qui combine plusieurs facteurs comme le fait que c'est la fin du week-end, qu'on est en plein coeur de l'hiver donc avec une météo souvent peu clémente, que les fêtes ne nous alimentent plus de leur magie, que, financièrement, c'est le moment du mois le plus compliqué (le plus loin de la paye du mois précédent et du mois suivant), que les prochaines vacances sont encore loin, que les bonnes résolutions commencent à devenir difficiles à tenir, etc.

Bref, soit, aujourd'hui, on reste sous la couette, soit on cherche les jolies petites choses qui nous ferons tenir jusqu'à demain car demain est un autre jour et que tout aura changé demain...
On sera toujours au coeur de l'hiver mais à un jour de moins du printemps.
La paye du mois précédent sera plus lointaine mais la prochaine se rapprochera d'un jour.
Les prochaines fêtes seront elles aussi plus proches de 24 heures, comme les prochaines vacances.

Bref, je suis ravie d'être aujourd'hui car :

- je suis à jour plus loin de ma mort que demain. Et, ça, c'est plutôt cool de se dire que j'ai un jour de plus à profiter...

- au bureau, des collègues ont prévu de nous amener des galettes pour alimenter le café du matin alors que demain mon estomac criera famine trop habitué qu'il est depuis quelque temps à se remplir tous les jours à 10 heures.

- aujourd'hui, il pleut et je n'ai pas à courir. J'irai demain et, demain, il est prévu un temps aussi pourri qu'aujourd'hui donc, finalement, c'est trop bien de rester au sec et de laisser mes muscles se reposer...

- j'ai encore du bois au sec pour assurer un soir de plus de feu de cheminée alors que, si ça se trouve, demain, il faudra que j'en rentre et comme il sera tout mouillé, je ne pourrai pas faire de feu.

- j'ai 24h de plus pour réviser mon texte de théâtre et, croyez-moi, ce ne sera pas de trop !

Et puis, si c'est blue monday, c'est toujours un cran moins grave que si c'était de nouveau un black monday, non ?

Allez bonne journée !

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11 janvier 2018

Carmen ou le paroxysme politiquement correct

« L’idée m’a été suggérée par le directeur du théâtre qui voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen », explique Leo Muscato. « Il estime qu’à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles ».
C'est ainsi que le metteur en scène de la nouvelle version de l'opéra de Bizet justifie le choix de modifier la fin de l'oeuvre en transformant Carmen en meurtrière de Don José.

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Je vous avoue que, lorsque j'ai lu la nouvelle, sur le coup, j'ai cru à une blague, à une grosse farce destinée à nous faire prendre conscience du ridicule de certaines revendications poussées à l'extrême mais non !
Fratribus m'a confirmé que la matinale d'une célèbre radio nationale s'en était largement fait l'écho et que cela avait largement alimenté le débat.
Donc force m'est de constater que la nouvelle est bien avérée et, donc, bien évidemment, vous me connaissez, j'ai bondi et ai enfourché directement mon cheval d'indignation.

Ce qui m'ennuie quelque part, c'est ce que je soupçonne largement le directeur de l'opéra de Florence d'avoir voulu faire un coup de pub en surfant sur la "mode" des violences faites aux femmes et qu'en rédigeant ce billet, je cautionne et participe à cette mise en lumière mais ne pas le faire risquerait m'étouffer ! 

Bref...

Donc, voilà, ce brave monsieur a dû se dire qu'il allait s'offrir une publicité à l'échelle mondiale sans dépenser un centime mais j'y trouve tellement plus à en déplorer...

D'abord, j'affirme et maintiens que, visiblement, j'ai cherché mais ni la nouvelle de Mérimée, ni le livret de l'opéra de Bizet ne sont des oeuvres artistiques libres de droits. Ce qui veut dire qu'ils sont dans le domaine public donc il n'y a rien à payer pour les utiliser mais le droit moral de l'auteur persiste puisqu'il est inaliénable, perpétuel et imprescriptible et ce droit moral comprend la notion de droit au respect de l'intégrité de l'oeuvre.
Par conséquent, sur l'affiche, il aurait fallu ajouter que ce n'était pas l'opéra de Bizet, tiré de la nouvelle de Mérimée mais une adaptation de...
Et, oui, je chipote mais il n'empêche que, moralement, ça m'agace prodigieusement : c'est une A-DAP-TA-TION !!!
On peut transposer une oeuvre (personnellement, j'ai vu une Carmen jouxtant le camp de Guantanamo !) mais pas la modifier librement ou sans le préciser...
Bien sûr qu'on peut adapter ou modifier une oeuvre ! C'est ce qui permet à l'art et à la culture d'évoluer également mais, dans ce cas-là, on ne peut plus dire que c'est l'oeuvre. Non, c'est une création inspirée de...
Et, je vous préviens, pas la peine de me dire que peut-être blablabla, j'ai vérifié, l'affiche du spectacle est muette sur le sujet !

 

Ensuite, franchement, depuis quelques temps, le nécessaire et indispensable soutien apporté à la cause des femmes s'est mué en une idéologie et une intolérance qui flirtent (sans main baladeuse ou sifflet de mauvais aloi) avec un ridicule affligeant !
Il est évident qu'il était temps de tenter de soulever la chape de plomb qui touche aux agressions sexuelles. Il était temps de faire prendre conscience de la déviance quotidienne de certains dialogues, gestes ou autres. Il était grand temps de partir à l'assaut pour faire enfin bouger les choses...
Sauf que là chaque jour amène son lot de déclaration choc, de surenchère plus ou moins hasardeuse.
Parfois, j'en arrive à me dire que, dans les années 90, il fallait avoir son tamagotchi pour être dans le vent et, aujourd'hui, si tu es une femme, il faut avoir au moins un porc à balancer même s'il n'a fait qu'un compliment innocent dans la rue et, si tu es un homme, il faut que tu affiches ouvertement que tu craches bien sur tout homme qui pourrait ressembler de près ou de loin à un porc...
Je sais la comparaison est presque outrageuse mais ce que je lis ou entends me fait craindre le pire pour le devenir des relations hommes-femmes.
Et, attention, je ne nie encore une fois pas du tout la nécessité de cette prise de conscience collective pour espérer un changement de mentalités mais le débat en arrive à de tels extrêmes, à de telles aberrations, que cela ne peut que nuire à la cause des femmes. Cela ne peut être que contre-productif !
Et cela me désole d'imaginer que, dans 10 ans, peut-être, Sainte Chérie devra aller à un premier rendez-vous avec un avocat qui sera garant du dialogue et des gestes entre eux deux...
Et, là, franchement, dans le cas de Carmen, quoi de plus ridicule que d'insinuer que Mérimée ou Bizet aient eu la volonté de faire l'apologie des violences faites aux femmes ???
Et, même s'ils ne l'ont pas eue, que leur oeuvre soit une sorte d'apologie de la violence faite aux femmes et que le fait que des spectateurs applaudissent l'oeuvre artistique en fasse des complices, voire des partisans de tout cela...
Remarquez qu'à côté de ça, certaines personnes peuvent continuer à attiser les haines et à faire l'apologie du racisme dans les médias les plus en vue sans être inquiétés plus que cela puisqu'il s'agit, là, de respecter la liberté d'expression. Ouf, l'honneur est sauf !

 

Enfin, petite cerise sur le gâteau mais, tenez-vous bien, prenez un café et branchez tous vos neurones !
La justification du metteur en scène : "Don José se rend compte que le fait d’avoir poussé Carmen à un geste aussi extrême (c'est à dire le tuer) revient à l’avoir tuée et ses dernières paroles "Vous pouvez m’arrêter, c’est moi qui l’ai tuée" prennent alors une dimension symbolique".
Et, là, moi, j'en conclus que certains sont très très torturés dans leur tête...
Non parce que, si on analyse bien, Carmen est la victime de la folie/jalousie de Don José qui l'assassine. Donc, pourquoi changer la fin pour en faire la coupable pour, ensuite, expliquer que la symbolique sous-jaccente est qu'elle est la victime induite du comportement abusif de son amant ?
Ouh la ! Je sens que j'ai perdu du lectorat en route sur ce coup-là...
Pour simplifier ou vous rendre l'idée plus imagée, Madame Mère dirait sans doute avec la franchise de son vocabulaire, parfois fleuri : "ils enc... les mouches !" (oui, oui, j'avais prévenu, parfois, elle ne fait pas dans la litote !)
Non, mais sinon, ce qui est bien, c'est que la culture et l'art se ressemblent sur un point, ils peuvent parfois attirer les mêmes personnes bouffies de leur propre "génie créatif" qui révolutionnent le néant et applaudissent à tout rompre pour être sûrs de ne pas risquer avoir manqué quelque chose... Ils sont ce que je déteste : des intellos intellectualisants plein de leur propre vacuité mais s'auto-congratulant de leur élitisme fumeux !

 

Donc, après y avoir réfléchi, j'en suis arrivée à la conclusion (absolument pas exhaustive !) que :

- il va falloir interdire la diffusion du film " Les nuits avec mon ennemi " avec Julia Roberts qui, pourtant, ne date que des années 90 mais c'est la règle : ne pas faire en sorte que des gens puissent aimer une oeuvre comprenant de la violence envers les femmes ! 

- le film " Tatie Danielle " doit tomber sur l'autel de la rédemption sociétale à double titre, c'est un homme qui réalise un film sur une femme atroce ET, en plus, elle est vieille... Femme et vieille... Ouh la ! C'est que ça peut aller chercher loin de rire devant un tel spectacle qui ne respecte ni les femmes, ni les personnes âgées !

- il va falloir envisager de réécrire " Antigone " car Créon condamne sa nièce à être enterrée vivante, ce qui est une suprême violence faite par un homme à une femme... Il est donc inenvisageable d'aimer lire cette pièce ou d'assister à une représentation si ce n'est pour huer et jeter des tomates sur la scène à la fin pour bien montrer sa désaprobation...

- on va également être embêtés avec la Lady Macbeth de Shakespeare qui est un être cupide, meurtrier, amoral. C'est très mauvais pour l'image des femmes qui ne devraient pas être autre chose que des êtres parfaits et supérieurs, à peine de considérer qu'on cherche à les rabaisser pour mieux les humilier...

- Molière va également devoir assister à la réécriture de ses " Précieuses ridicules " qui traîte, sans vergogne, les femmes avec le plus profond mépris et en donne une image humiliante.

- " Oui-Oui au pays des jouets " pourrait se révéler politiquement correct...  Ah non, pas bon pour les personnes de petite taille à cause du nain Potiron !

- sur un plan un peu différent mais pas tant que ça (si vous avez vu certains films américains récents et les avertissements à la fin du générique), je pense qu'à la prochaine création scénique de Carmen, il faudrait envisager de lui faire changer de métier des fois qu'on pourrait considérer que l'oeuvre de Bizet est une incitation au tabagisme, non ?
Bon, il faudra bien réfléchir pour que la nouvelle profession ne soit ni sexiste, ni humiliante... Présidente de la République ?

Et sinon, il nous reste quoi comme oeuvre acceptable ?
Le dialogue des Carmélites ?

 

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08 janvier 2018

Bonne année

Ca y est une nouvelle année a débuté.
Personne ne sait de quoi elle sera faite mais j'espère qu'il y aura beaucoup de positif et peu de négatif pour vous comme pour moi. Bref, pour nous tous !!!

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(image issue du site cybercartes)


Je vous ai abandonnés toute la fin de l'année mais j'espère bien que, cette fois-ci, je vais pouvoir reprendre un peu de temps pour revenir plus régulièrement.
J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes et que votre année s'annonce paisible et sereine.

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24 novembre 2017

Depuis deux mois

C'est le commentaire de Manou qui m'a fait réaliser que j'avais complètement déserté depuis très longtemps ces lieux...
(D'ailleurs, je suis désolée, j'ai fait une fausse manipulation qui a effacé la totalité du billet et de ses commentaires...)
Mais je crois qu'on peut dire que j'ai eu un automne... un peu chargé émotionnellement !
Les évènements de tous bords se sont enchaînés ne me laissant que peu de répit entre deux pour me permettre de me remettre à respirer normalement.
Ainsi va la vie...
J'aimerais penser que le bout du tunnel n'est pas loin. On verra...

 

Ce qui est positif, outre le fait que j'ai la confirmation d'être le fruit d'une guerrière que j'aime au-delà des mots, c'est que tout cela me permet de mettre en pratique quasiment quotidiennement les apprentissages de ma formation à la gestion du stress professionnel (mais cela fonctionne parfaitement sur le personnel !) et que Sainte Chérie s'y investit également...
Nous avons également ressorti la semaine dernière les six saisons de Downton Abbey qui nous servent un peu de doudou télévisé et puis on s'était déjà refait les adaptations de Jane Austen, les comédies romantiques britanniques, etc.

 

Toujours est-il qu'au milieu de tout ça, j'ai eu ma pièce d'identité en un temps record. Du coup, je me suis fendue de tableettes de chocolat pour remercier les employées du service qui ont vraiment été adorables...
On tombe suffisamment souvent sur les fonctionnaires et particulièrement les fonctionnaires territoriaux pour ne pas savoir également les remercier quand elles sont gentilles, efficaces et serviables !

 

Du coup, nous sommes bien partis à Berlin à la Toussaint et je crois pouvoir dire que cette parenthèse de cinq jours a été une bouffée d'oxygène bienvenue.
Et puis, cela a eu l'avantage de nous rafraîchir les idées... voire parfois d'être à la limite de les congeler !
On a vraiment fait un super voyage mais entre tempête, pluie et gel, je crois qu'on a eu la totale. Que j'ai pu avoir froid !!!
Les trois heures d'attente pour le Pergamon le premier jour sous le crachin berlinois... J'en avais des tremblements compulsifs malgré le combo deux pulls/manteau/chaussettes de ski/bonnet/écharpe/gants... En revanche, cela en valait vraiment la peine !
J'ai eu le souffle coupé devant la majesté de la porte d'Ishtar.
J'ai eu des larmes d'émotion devant le buste de Néfertiti.
J'ai eu du mal à respirer au Denkmal.
Je me suis sentie toute petite en haut de la Fernsehturm.
J'ai senti l'oeil de la Stasi dans certaines avenues de Berlin Est.
J'ai eu la tête qui tourne de tant de beauté en haut du dôme du Reichstag.
J'ai eu l'impression de voyager dans un petit village dans les rues du Nikolaiviertel.
J'ai écarquillé es yeux sur Potsdamer Platz et dans le Sony-Center.

 

Cet automne, j'ai lu pour m'évader, pour couper/occuper mes nuits trop fréquentes sans sommeil.
J'ai beaucoup lu...
De Luis Sepulveda à Jenny Colgan, en passant par Donato Carrisi, Vercors, Olivier Bourdeaut, Yvan Calbérac et Erik Orsenna entre autres. Des guides de voyages, des séries de BD, des magasines...

 

Je me suis projetée sur des vacances à l'étranger avec Sainte Chérie pour le printemps prochain...
J'ai beaucoup réfléchi et tournicoté pour descendre en Italie trois ou quatre jours et puis un site internet. Une vente privée exceptionnelle. Une idée qui germe. Peut mieux faire et, finalement, si tout se passe normalement, ce sera une semaine en Islande !
Oui, j'ai craqué... Malgré les sites me promettant des tempêtes de neige, j'ai craqué (il y en a aussi qui m'ont promis du soleil et de jolies aurores boréales...) !
Ce n'est pas des plus raisonnables mais la vie file vite. On ne sait pas de quoi la vie sera faite demain...
Et puis, il va bien falloir que je trouve matière à alimenter mon blog avec mes aventures de voyage !

 

J'ai également réussi à franchir le cap des 10km/h (10,3 pour être précise !) en courant... Bon, ok, j'ai tenu juste 38mn et je n'aurais pas fait beaucoup plus mais je l'ai fait !
J'attends la semaine prochaine pour voir si je peux faire aussi bien, voire mieux en durée, pas en vitesse...

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19 septembre 2017

Semaine de la mobilité

Dimanche en marge des journées européennes du patrimoine dont je vous parlais hier, il y avait également la présentation de la semaine européenne de la mobilité.

Il s'agit d'une opération relayée par le Ministère de la transition écologique et solidaire avec l’ADEME qui vise à promouvoir les bonnes pratiques régionales en matière de transport pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des Français.
En l'occurrence, la Métropole de Bordeaux organise une semaine de manifestations, d'animations et... de défis puisque l'opération " un mois sans ma voiture " (qui avait déjà eu lieu en 2015 et en juin 2017) a été reconduite et qu'une soixantaine de bordelais a remis les clés de sa voiture jusqu'au 20 octobre, moyennant le prêt d'un vélo ou un abonnement tout illimité d'une durée d'un mois dans les transports en commun (tram, bus et bateaux).

Pour plus de renseignements sur la semaine européenne de la mobilité à Bordeaux, cliquez sur ce lien !

Dimanche, donc, sur les quais, il y avait un chouette orchestre de jazz pour assurer une ambiance musicale rétro et tout en charme...

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Et des vélos tous plus bizarres les uns que les autres en démonstration publique pour adultes et pour enfants...

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(Et si vous voulez voir les photos en grand, cliquez dessus !)

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18 septembre 2017

Journées du patrimoine

Ce week-end avaient lieu les journées européennes du patrimoine.

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Dimanche, je suis allée y faire un tour avec Liline.
Nous en avons profité pour aussi lever les yeux du macadam bordelais.

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Puis, nous avons pu visiter la grande Synagogue de Bordeaux. J'ai ainsi appris que la présence de la communauté juive à Bordeaux est attestée dès l'Antiquité et n'a cessé d'augmenter au fil des persécutions en Espagne et dans le reste de l'Europe.
Le bâtiment date de la fin du XIXè siècle et a été classé " monument historique " à la fin des années 90,notamment, sans doute, en partie grâce à la toiture qui est issue des ateliers de Gustave Eiffel.

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Avant d'aller visiter le crédit municipal qui siège dans l'hôtel Leberthon, très bel hôtel particulier de type " parlementaire " du XVIIIè siècle puisque construit pour un membre si éminent du parlement de Bordeaux que le roi Louis XV finança une partie de la construction (en effet, la demeure de la famille Leberthon datait du XVIè siècle mais fut entière ravagée par un incendie en 1741).

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Nous avons également fait un tour à l'hôtel de ville, à l'origine palais Rohan mais, là, en fait, nous n'avons pas réellement visité de salles de l'hôtel de ville mais plutôt une exposition en lien avec la biennale d'art contemporain " Agora ". Je vous avoue que j'en aurais bien vu un peu plus (pas de l'expo mais des salons) !

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Nous avons également fait un saut rapide au Temple du Hâ, qui est le temple protestant bordelais depuis le XIXè siècle sur le site de la chapelle d'un couvent catholique du XVIIè siècle.

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Et, enfin, nous avons visité l'Académie des sciences, des belles lettres et des arts. L'emplacement de cet hôtel particulier du XIXè siècle est absolument magnifique, sur une petite place qui donne directement sur le jardin public. Malheureusement, le bâtiment aurait besoin d'une rénovation quasi totale... un peu à l'image des académiciens présents pour nous donner des explications... Disons que ça ne sentait pas la première jeunesse...

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Nous aurions bien fait d'autres visites, malheureusement, parfois, les files d'attente nous ont découragées et la météo, quoique moins pire que prévue n'a quand même pas été vraiment notre alliée...

15 septembre 2017

Troisième journée mondiale du don de moelle osseuse

Demain a lieu la troisième journée mondiale du don de moelle osseuse...
Vu comme ça le sujet n'est pas forcément des plus glamours mais il est important d'en parler. Dans une quinzaine, nous aborderons le mois d'octobre et la campagne contre le cancer du sein. La science fait d'énormes progrès en matière de soins et il faut continuer à aider les chercheurs à trouver des médicaments contre ces maladies encore trop souvent mortelles.

En l'occurrence, le don de moelle osseuse offre à chacun d'entre nous l'opportunité, un jour dans son existence, de pouvoir ouvrir l'espoir d'une guérison à un malade sans pour autant avoir de diplôme de docteur en médecine ou travailler dans un laboratoire scientifique.
Je crois que c'est cette idée-là qui m'a définitivement décidée à m'inscrire sur le fichier des donneurs... C'est peut-être (sans doute ?) futile mais, perso, c'est ce qui m'a permis de franchir le cap.

Alors, je vous explique la moelle osseuse, d'abord, ce n'est pas la moelle épinière donc on ne touche pas à votre colonne vertébrale.
Donc la moelle osseuse, c'est cette matière qu'on trouve au coeur de nos os et qui produit les globules rouges et blancs ainsi que les plaquettes, c'est à dire ce qui permet de transporter l'oxygène dans le corps humain, qui lutte contre les infections ou corps étrangers introduits dans l'organisme  et qui permet également au sang de coaguler.

Bref, cette petite chose est comme qui dirait absolument indispensable au bon fonctionnement de notre corps et à la guérison des maladies graves du sang !

Bien sûr, en premier lieu, on pense aux leucémies mais il y a aussi les aplasies médulaires, des anémies (et je ne parle pas de la pauvre petite anémie en fer !), des déficits immunitaires congénitaux des enfants (ce qu'on appelle les enfants-bulles) et sans doute plein d'autres maladies que je ne connais pas.
Alors, certes, parfois, une simple transfusion peut aider mais il peut y avoir besoin de plus et, là, c'est le don de moelle osseuse.


En principe, les médecins cherchent d'abord une compatibilité auprès de la famille proche du patient car les chances de trouver un donneur compatible peuvent approcher une sur quatre. Si cette compatiblité n'est pas trouvée, il faut chercher dans le fichier anonyme mais, là, les chances chutent à une chance sur 1 million...
Inutile de vous dire que ce fichier doit absolument être alimenté le mieux possible pour augmenter les chances pour les patients de trouver un donneur compatible !

Enfin, sachez que vous ne pourrez donner votre moelle osseuse qu'une fois dans votre vie à deux exceptions près : si l'état du malade à qui vous avez donné une première fois nécessite un nouveau don ou si un membre de la famille de ce malade a également besoin d'un don...

 

Pour tous renseignements complémentaires, vous pouvez aller voir sur le site du don de moelle osseuse ou sur le site de la journée mondiale du don de moelle osseuse.

Mais, franchement, réfléchissez-y, vous pourriez avoir la chance d'aider à sauver une vie !

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07 septembre 2017

Première vendange

Il y a deux ans, j'avais acheté une petite treille de chasselas dans un supermarché. Je vous avoue que je l'avais acheté sans trop d'espoir que cela prenne, notamment vu le prix que je l'avais payée...
Ce week-end, je jardinais, je désherbais, bref, je remettais mon jardin à peu près d'équerre quand, tout à coup, en voulant attacher les branches de la treille pour qu'elle grimpe gentiment le long de ma façade, j'ai fait une jolie et très savoureuse découverte...

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Plein de petits grains gorgés de sucre et de soleil...
Finalement, je ne suis peut-être pas aussi piètre jardinière que ça !

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06 septembre 2017

En voiture Simone !

9782253070566-001-TCet été, on m'a prêté ce livre en me mettant en garde sur le fait que c'était vraiment un petit livre de rien du tout mais assez drôle...
Du coup, je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais je me suis lancée en me disant qu'au pire, je le laisserais tomber sans rien dire.
Bon, en fait, je l'ai dévoré ! Ce n'est pas un livre qui fera date dans le monde de la littérature mais c'est un livre qui donne le sourire, une histoire dans laquelle on se love comme dans un bon plaid un dimanche après-midi d'hiver...

C'est donc l'histoire d'une famille bretonne avec son pater familias, quelque peu psycho-rigide et gaffeur et son épouse qui arrondit les angles à temps plein. Ca commence la veille de Noël, quand leurs trois fils et leurs conjointes viennent passer les fêtes dans la maison de famille
Chacun a un caractère bien trempé : il y a le rêveur, l'autoritaire, l'immature et la mère angoissée, la végétarienne intransigeante et la petite nouvelle, féministe patentée. Enfin, pour compléter le tableau, il y a la grand-mère qui aurait comme des accents de la Poupette de la Boum, pleine de sagesse et résolument dans l'air du temps.

Cette mini saga familiale pleine d'humour et d'amour vous emporte avec elle dans son flots d'évènements et de non-évènements au gré des humeurs et des caractères qui se frottent les uns aux autres entre les quatre murs de la grande maison.
Il y a un peu de " L'esprit de famille ", un peu des Nicole de Buron, un peu de " La Bûche ".

Alors, certes le récit est un peu facile, le style est un non-style mais l'esprit est gai, les situations parfois cocasses et on resterait bien un peu plus longtemps en compagnie de la famille Le Guennec.

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04 septembre 2017

Jour de rentrée

1

Avant dernière " grande " rentrée des classes pour Sainte Chérie. Il ne restera plus que celle des études supérieures.
Aujourd'hui, elle entre au lycée. Elle redevient la petite parmi les grands et je me rappelle ce 2 septembre 2005 où elle était alors devenue la petite parmi les " Petits ".
Enfant, j'aimais les rentrées malgré les petites angoisses de changement de professeurs et je crois que Sainte Chérie est comme moi. Elle appréhende sans doute un peu le changement d'établissement et d'environnement mais, dans le même temps, depuis quelques jours, je perçois une certaine excitation.
Je crois que j'aime autant ses rentrées à elle que les miennes...

Comme il y a 12 ans, ce matin, elle est partie sourire aux lèvres et la dégaine décontractée (en revanche, plus de pantacourt rose !).
J'espère que, demain matin, en revanche, il y aura moins de larmes qu'il y a 12 ans et 1 jour, quand elle essayait de me rattraper à la porte de la classe pour que je la ramène avec moi parce qu'un jour, c'est bien mais pas deux !

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