Des Blabla

23 juillet 2018

Gueule de bois carabinée...

La France est championne du monde de football et c'est une bien belle chose pour les amoureux de ce sport et, aussi, ne soyons pas mesquins, pour tous les français qui ressentent une certaine fierté à voir flotter haut la réussite de notre équipe nationale (on s'en fout de savoir qui regarde tous les matchs ou qui ne supporte que tous les quatre ans ou même pour un match !)...

Ce fut une belle fête dimanche !
J'étais sur une île de la côte atlantique et je voyais des gens qui ne se connaissaient pas chanter en coeur, sauter dans le port, trinquer, rire. Je ne vais pas vous mentir, ça m'a fait monter les poils des bras à 90°... Oui, je suis comme ça, moi ! Je m'émeus de la liesse générale, j'ai le coeur qui bat un peu plus fort quand je vois flotter les drapeaux et chanter la Marseillaise !

Mais, dans le même temps, je ne pouvais pas empêcher une petite voix sortir du fin fond de mon cerveau et me susurrer que la fête n'était pas si belle que ça, que cette joie allait vite faire place à autre chose de moins émouvant, que le Black-Blanc-Beur de 98 n'aurait pas le même impact.
Oh les journalistes ont bien essayé de nous vendre le concept à grands coups de consultants politiques et de chroniqueurs sportifs sur les plateaux de télévision !
C'est ce qui manquait aux français pour leur redonner l'amour de la patrie ! Ca fait des mois qu'une quantité non négligeable de population crache sur le drapeau, sur la patrie arguant qu'elle ne se reconnaît plus dans son pays, que le communautarisme remonte en flèche mais, là, là, ça y est, c'est le déclic ! Regardez tous ces gens qui brandissent les couleurs et chantent l'hymne d'ordinaire si décrié !!!
Et tous les joueurs d'y aller de leur couplet patriotique de bon aloi (attention, je ne dis pas qu'ils n'y croyaient pas bien au contraire, je pense vraiment qu'ils étaient sincères...).!
Bref, tout cela était parfait et avait, dans le même temps, un goût de je-n'y-crois-pas alias les-lendemains-vont-déchanter...

Et, malheureusement, ça n'a pas tardé !

Une belle fête dans toute la France et, au milieu, quelques décérébrés qui viennent tout gâcher, tout casser. Des voitures brûlées, des flics caillassés, des magasins pillés, des échauffourées dans les rues. Les forces de l'ordre obligées d'intervenir, de disperser, d'interpeller, de se défendre à coup de canons à eau, de gaz lacrymo. Putain (excusez ma vulgarité !), mais où sont les moments de novembre 2015 où on venait remercier les forces de l'ordre de nous défendre et de donner leur vie au milieu des attentats terroristes ??? Mais où est l'esprit de fête ??? Pourquoi tant de haine envers son prochain, envers la société dans un moment où les gens devraient juste se contenter d'avoir deux étoiles dans les yeux ???
Et ne me faites pas croire que ces gens-là étaient entrain de lutter, de se rebeller contre une injustice sociale ou économique ou politique...
Non, ce sont juste des sans-cerveaux qui ont oublié leur cerveau à la maternité et qui le revendiquent haut et fort...

Ceci étant, ils n'étaient pas les seuls à gâcher la fête, loin de là !!!

Et oui, la beauté de la multi-racialité (ouh, le vilain mot !) de notre équipe nationale n'a pas tardé à éveiller les commentaires nauséux tout azimuts !
Pourtant la victoire est belle, l'équipe aussi qui ne joue ni les stars blasée, ni les enfants gâtés mais non...
Un ancien défenseur croate avait déjà lancé l'offensive avant la finale ainsi qu'un international de rugby sud-africain qui, de concert, se demandaient de quelle nationalité était l'équipe qu'ils affronteraient...
La réponse est claire avec cette carte :

Maintenant, s'il s'agit de leurs origines, pour une fois Christophe Barbier a très bien parlé rappelant le passé colonial de la France, qui a fait notre histoire et qui fait notre pays (et je rappellerais bien au passage que leurs origines choquaient beaucoup moins lorsqu'il s'agissait d'en faire de la chair à canon...). Et Obama a fini de planter le clou en disant que nos mecs ne ressemblaient pas tous à des gaulois mais qu'ils sont tous français !
Les italiens (quoique la charge de Matteo Salvini me semble, quant à elle, tout autant politique que raciste !) qui commencent à assumer un racisme décomplexé depuis les élections législatives et qui n'hésitent pas à imiter les singes quand un joueur noir touche le ballon et qui multiplient les messages méprisants à l'encontre de notre équipe (c'est moche la jalousie quand on n'a même pas été capable de se sélectionner pour participer à la coupe du monde !).
Mais, attention, n'oublions pas de balayer devant notre porte, les réactions fielleuses ne sont pas l'apanage des autres (les autres, c'est l'enfer ! Les autres, ce sont les méchants !), ici, sur les Champs Elysées ou dans les fanzones de province, aujourd'hui que l'effervescence de la victoire se dissipe au même vent que les litres de bière, de bons petits fachos puants commencent à lever la voix...
Bref, le racisme est loin d'être mort et ne demande qu'à se ranimer même (surtout ?) au milieu des pétards festifs !

Mais avant même le lendemain, il y a eu le soir même, devant le monde entier, je n'ai pas voulu dire à voix haute ma colère mais Poutine, quoi !!!

Comment ne pas voir tout le symbole de cette image incroyable du parapluie qui s'ouvrait tout de suite au-dessus de la tête de Poutine, alors que le président français a eu le temps de bien tremper son costume et que la présidente croate, elle, a eu le temps de tremper son maillot à damiers, son brushing, son pantalon, ses sous-vêtements et même, sans doute, ses os avant d'obtenir chacun leur tour le droit de se mettre à l'abri...
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Je ne discute pas des accointances politiques de la dame, ni du fait qu'elle ait supporté son équipe à chaque match en se payant son billet en classe éco et en posant des congés comme n'importe quel salarié... Je me dis juste que l'attitude du président russe aurait comme des relents d'impérialisme soviétique ayant du mal à digérer que la petite soeur se soit affranchie du grand-frère communiste... Elle ne mérite aucun intérêt. Elle est quantité négligeable, déjà, peut-être en tant que femme (mais, là, ce serait réduire le débat au plus pur sexisme de base. Ceci étant, un doute raisonnable est permis !) mais, tout aussi sûrement, en tant qu'hiéritière d'une nation indépendante, qui a participé à l'éclatement de "l'empire"...

Il y a également eu, pendant le match, ces quelques Pussy Riot qui ont surgi sur le terrain (je ne vous raconte même pas comment elles vont payer l'affront international infligé à Poutine...) notamment pour s'opposer aux conditions d'incarcération d'Oleg Sentsov... 
Il va sans dire qu'aujourd'hui, on pourrait tous aussi vouloir manifester pour leur libération à elles puisque, bien évidemment, elles ont été arrêtées sur le champ...
Pour en revenir à Sentsov, personne ne s'émeut qu'un homme qui s'était insurgé contre l'annexion de la Crimée (l'opinion internationale a bien fait entendre quelques reproches vite étouffés parce qu'il ne faut pas trop contrarier le dictateur président.) soit incarcéré pour 20 ans. Cela encore n'est pas le pire de l'horreur. Non, ce qui est pire, odieux, insupportable, c'est qu'il ait entamé une grève de la faim depuis deux mois et que, d'après le Moskovski Komsomolets, on le nourrit de force en lui faisant entrer de la soupe par le nez, ce qui est innommable et qui, cela seul, justifierait que la moitié de la planète hurle son indignation à s'en faire péter les cordes vocales !

Mais ne croyons pas qu'au moins, côté américain, l'honneur est sauf car l'attitude de Trump à l'OTAN, se conduisant en maître du monde devant lequel l'Europe ne doit que s'incliner et aligner l'argent sans mot dire est également à vomir...

Enfin, que dire de notre paillasson qui aurait bien besoin d'un bon coup de balais ? On en parle de la réforme de la constitution votée (comme par hasard !) pile poil dimanche soir, aux termes de laquelle, dorénavant le président de la République aura le droit d'assister aux débats et aux votes du parlement réuni en Congrés ? On en parle de ce foulage en règle de la séparation des pouvoirs si chère à notre démocratie ?
Ah non, les journalistes ont préféré faire les gorges chaudes du foulage au pied par notre président des graviers de la cour de l'Elysée (et le protocole, bordel ?) !

Bref, il y avait une très belle occasion de faire la fête, de se réjouir avant de se remettre les mains dans le camboui mais l'Homme est moche, vil, mesquin et, pendant qu'on agitait la queue de Mickey dorée à bandes vertes devant les yeux hypnotisés de la population, il en profitait pour nous le démontrer une fois de plus derrière sa façade de sourire médiatique...
Et, parmi les journalistes, parmi les chaînes d'info, parmi la presse, qui, pendant 48 heures a essayé de faire valoir une information autre que footballistique ?
"Viens mon petit poisson, regarde le beau ver ! Et, hop, on le tire de l'eau et on l'emmène mourir dans un monde froid et blanc !" (E E Schmitt)

Alors, oui, cette équipe faisait vraiment plaisir à voir dans son enthousiasme communicatif. Rien de blasé ou de calculé. Des gosses le matin de Noël ! Et on s'en fout qu'ils ne soient pas allés au Crillon. Ce sont les aléas d'un retard, d'un programme, de la spontanéité...

Dimanche soir, j'avais une folle envie de faire un câlin à la présidente croate qui a stoïquement embrasser tous les joueurs les uns après les autres, sans se départir de son sourire chaleureux.

Lundi, j'avais envie d'approuver Obama dans sa déclaration lors de l'hommage à Mandela.

Et, pour terminer, cela fait plusieurs semaines que je me surprends à éprouver un très grand respect pour un tout jeune joueur de l'équipe de France qui n'a pas oublié d'où il venait et, apprenant la galère d'une classe de sa ville natale, qui avait monté tout son projet annuel en vue d'aller en Russie pour la coupe du monde et que l'un des financiers a laissé tomber au dernier moment, a financé les sommes manquantes et a même payé des places pour un match.
Cela s'ajoutant au fait qu'il a passé un contrat pour que toutes ses primes de match soient reversées à une association caritative de son choix.

Donc, encore une fois, cette victoire est belle et on a bien fait de s'en réjouir et il y a de belles personnes mais, malheureusement, également, à bien y regarder, sacrée gueule de bois !!!


19 juin 2018

Solo : A Star Wars story

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Bien, alors, le film que tu hésites à aller voir, tout en sachant que tu finiras par craquer, tout en te disant que ce n'est pas forcément une bonne idée...

Si vous y allez pour vous faire plaisir à découvrir l'histoire du Faucon Millenium, de ce qui fait la relation entre Chewi et Han. C'est bien !
Je reconnais que lorsque j'ai vu apparaître le Faucon, mon estomac a fait plein de petits papillons et j'avais envie d'applaudir (est-ce normal d'avoir des élans de tendresse pour un vaisseau spatial ?), de même que j'aurais bien fait un gros câlin à Chewi en le voyant (bon, pas sa première première apparition, quoique... finalement, la boue, c'est sexy !) sur l'écran...

Après, pour moi, le film manque... d'élan ! 
Ce n'est pas mauvais. C'est plutôt un film d'aventures honnête et, pourtant, je n'ai pas réussi à m'enthousiasmer plus que ça.
Les acteurs tirent bien leur épingle du jeu et, particulièrement, Alden Ehrenreich qui avait la difficile tâche d'être la version jeune d'Harrisson Ford.
Les visuels et effets spéciaux sont dans la lignée de ce que la licence propose depuis ces dernières années.
Le scenario n'est pas super dense mais il se tient et explique bien ce qui fait que Solo deviendra ce qu'on connaît de lui.

Bref, je n'ai rien à réellement reprocher au film et, pourtant, il y manque ce qui m'avait transportée dans "Rogue One"
Je me suis posé la question de savoir si cela n'avait pas quelque chose à voir avec la réalisation de Ron Howard (que j'aime bien au demeurant mais qui n'est peut-être pas assez punchy pour ce type de film !).
Après, pour moi, il y a quelques incohérences que la production finit toujours par arriver à justifier  en tirant par les cheveux la galaxie entière (ATTENTION SPOILER : par exemple, le retour de Dark Maul qui est sensé être mort à une époque où Solo devait à peine savoir marcher mais il était récemment réapparu car, en fait, il n'était pas vraiment mort et il avait été sauvé par son frère, blablabla, blablabla. Bref, on est à deux doigts de "Santa Barbara" et des plans à la fille-qui-était-morte-mais-qui-en-fait-était-partie-se-cacher-pour-échapper-à-son-père-qui-était-en-fait-son-frère-après-avoir-épousé-sa-tante. Franchement, c'est le genre de truc qui m'agace profondément !)...

En conclusion, pour moi, un film qu'on peut aller voir sans déplaisir mais sans enthousiasme et si le grand écran n'était pas nécessaire pour apprécier les effets visuels, je dirais que c'est un bon film du dimanche soir, qui fait bien son job mais sans plus.
Reste qu'il est largement au-dessus des épisodes 1, 2 et 3 des années 2000 mais un chouille en deçà des tous derniers.

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06 juin 2018

Mémé dans les orties

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Voici un bon petit livre qui donne le sourire...
J'avais bien aimé le "En voiture Simone !" d'Aurélie Valognes et j'avoue que je n'ai pas été déçue par celui-ci.

C'est l'histoire d'un vieux bonhomme de 83 ans, acariâtre et asocial (parfois jusqu'à la méchanceté) qui vit seul avec son chien. Ses passe-temps préférés : râler, enquiquiner et contrarier au maximum le monde qui l'entoure à commencer par ses voisines.
Une espèce de Tatie Danièle au masculin !
Seulement, un grain de sable vient se coincer dans l'engrenage bien huilé de sa vie, puis un deuxième et même un troisième...

Il y a quelque chose de glauque, d'amer et, en même temps qui donne envie de sourire dans cette histoire. Au fond, on n'a pas vraiment envie qu'il s'en sorte car il ne le mérite pas et ne crée aucune empathie et, en même temps, il y a des grains de sable qui ressemblent à du poil à gratter et il est assez jouissif et drôle de voir ce vieux croûton se débattre dans son filet.
Et puis, finalement, on aime bien lui trouver des côtés sympathiques tout en maudissant son fichu caractère...
Parfois, on se surprend à désirer qu'il se laisse aller à un bon sentiment et, crac, il continue son rituel de vieux grincheux et, finalement, on serait tellement déçus s'il en était autrement.

C'est un livre à l'écriture agréable et facile qui se dévore bien trop vite. On aimerait que cela dure encore un peu, histoire de savoir ce qui se passe "après" mais, à tout bien y réfléchir, c'est bien que cela s'arrête là et comme ça.
Aurélie Valognes pousse le trait mais pas tant que ça et dose assez justement la cruauté et le sourire. On s'y croirait et on peut tous reconnaître quelqu'un plus ou moins proche à un moment quelconque.
Je crois que je l'avais déjà dit à propos de "En voiture Simone !" mais il y a un peu de Nicole de Buron dans ces histoires et, personnellement, j'aime beaucoup...

 

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05 juin 2018

Week-end à Amsterdam

Donc, finalement, après quelques petites frayeurs vendredi matin, quand j'ai vu que les vols de la matinée vers Amsterdam étaient annulés et un retard au décollage, nous avons fini par atterrir aux Pays-Bas sous un ciel gris/blanc et bas et humide...
Bref, il pleuvait !

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Et s'il faut bien reconnaître que, par la suite, la pluie était suffisamment fine et aléatoire pour ne pas trop gêner nos pérégrinations, l'arrivée à l'aéroport, le transfert à la gare centrale, la prise des clés de notre "petit chez nous" et le trajet jusqu'à la brasserie de la mondialement célèbre brasserie de bière verte à étoile rouge ont été, non seulement, un peu humides mais aussi un peu speed puisque nous avons réussi à tout faire en 1h20.
Bon, certes, le fait qu'on ait des billets réservés pour la visite de ladite brasserie nous a quelque peu obligés à faire nos premiers pas le long des canaux au pas de course, voire carrément à la course mais nous y sommes arrivés !

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La suite du week-end fut intense mais fort agréable !
Nous avons pu profiter et découvrir l'essentiel du centre-ville d'Amsterdam mais sans courir.
Nous avions choisi de tout faire à pieds afin de mieux profiter parce qu'à vélo, ça a son charme, surtout que la ville est vraiment aménagée pour cela mais nous qui prenons pas mal de photos, c'est bien moins pratique...
Nous avons visité en vrac et dans le désordre :
- le Béguinage,
- le Dam, 
- le quartier Jordaan,
- la Westerkerk
- la maison d'Anne Frank
- les grands canaux (Singel, Herengracht, Keizersgracht, Prinsengracht, Leliegracht, Kloveniersburgwal, Achterburgwal, Voorburgwal, Binnenamstel
- le Rijksmuseum,
- la maison de Rembrandt,
- un saut de puce dans le quartier rouge,
- un passage dans le quartier chinois
- le bloemenmarkt
- et, bien sûr, la brasserie !

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On n'a pas mangé typique parce qu'on ne savait pas trop où trouver des plats locaux, hormis les stands de harengs fumés dans la rue, au bord des canaux mais nous avons mangé argentin et stambouliote... Ah si ! Nous avons goûté les gauffres et les dutchs pancakes arrosés de leur espèce de sirop de betterave qui ressemble à du sirop d'érable...

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Bref, Amsterdam est une très jolie destination à deux pas de la France pour un week-end en amoureux et si vous pouvez commander un grand et beau soleil, je pense que les paysages n'en seront pas gâchés !

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28 mai 2018

Et si on parlait des grèves ?

Vous vous rappelez que j'aurais comme une certaine tendance à la chkoumoune en ce qui concerne les transports lors de mes voyages... 
Il me semblait important de rappeler ce point à votre mémoire puisque (eh oui !) le week-end prochain, je dois prendre l'avion pour partir (... et revenir ! Enfin, j'espère !) à Amsterdam !

Eh eh, je vous vois venir ! Vous vous dites : "ça y est ! Son vol est annulé. Elle n'a vraiment pas de bol !"
Alors, je n'ose pas crier victoire car nous ne sommes que lundi matin et il reste un temps suffisamment long pour qu'il m'arrive encore tout un tas d'enquiquinements avant mon départ ou mon retour mais, pour l'instant, je pars et à l'heure... Si, si, si !
Ceci étant, sans parler d'être devenue chanceuse, je me dis que, peut-être, le petit dieu des voyages a décidé de passer ses nerfs sur quelqu'un d'autre...

Et, donc, à ce stade-là, je me vois dans l'obligation de présenter mes plus humbles excuses à Frère Aîné, à Fratribus, à Madame Mère et Monsieur Père, ainsi qu'à tout un groupe de jeunes sportifs...
Oui, je vous présente mes plus plates excuses car je crains que, si à l'instant T, mon futur week-end ne se trouve pas impacté, c'est parce qu'un de retour de Berlin a eu plus de 2h de retard à cause des grèves des contrôleurs aériens (ah, ça n'était que ceux du sud de la France qui étaient en grève ? Et bien, écoutez, visiblement, Berlin s'est géolocalisé à côté de Marseille hier !), parce qu'un vol intérieur a été annulé sans possibilité de reclassement obligeant les encadrants trouver un hôtel pour l'équipe et à louer des minibus pour couvrir les 600km de retour (avec des hôtels complets partout et grève SNCF aujourd'hui, histoire de faire la complète !), parce qu'un vol vol retour de Londres a été annulé pour cause de grève et qu'il s'est fait avec 24h de retard et par Amsterdam...

Alors, c'est vrai que je donne l'impression d'en rire, un peu de moi, un peu de la situation mais, en fait, pour tout vous dire, je suis quand même moins désolée qu'en colère, en colère d'être dans un pays où depuis plus de deux mois tout le monde a à pâtir d'une "prise d'otages".
Que je n'en peux absolument plus de ces procédés de vauriens qui ne connaissent comme moyen de revendiquer que la paralysie de tout un pays. Avant même de commencer à vouloir négocier, il est devenu monnaie courante de commencer par bloquer...
Je rappelle à toutes fins utiles que le citoyen lambda n'a aucun pouvoir décisionnaire dans les revendications (légitimes ou non !) des uns et des autres. Il n'y peut strictement rien alors pourquoi ne pas essayer de bloquer les institutions décisionnaires de ce pays pour une fois plutôt que la masse populaire ? Pourquoi ne pas empêcher la distribution et l'expédition du courrier de l'Assemblée Nationale, du Sénat, des ministères et de l'Elysée, plutôt que de bloquer mes documents nécessaires à l'établissement de nos déclaration de revenus, de nos factures, etc ? Pourquoi ne pas empêcher l'accès à l'Assemblée Nationale, au Sénat, aux ministères et à l'Elysée plutôt que d'empêcher nombre de personnes de prendre les transports pour aller travailler ?

Une chose est certaine, le manque de solidarité et d'altruisme des grévistes envers nous fait que je ne peux, à mon tour, être solidaire ou indulgente à l'endroit d'aucun gréviste.
Et ne me faites pas la leçon comme quoi, leurs banderoles sont aussi pour nous, qu'ils combattent pour nous.
Non, si j'ai appris une chose ces dernières années, c'est que personne n'agit pour personne (l'abbé Pierre et soeur Emmanuelle sont morts depuis trop longtemps !) par bonté d'âme !
Et, donc, là, je ne veux même pas réfléchir deux secondes au bien-fondé ou non des revendications. Je deviens sourde et obtuse car je n'ai pas de temps ou d'empathie à perdre pour des gens qui n'en ont absolument pas envers nous... Et je reconnais même que si je pouvais trouver le moyen de les emmerder, je n'hésiterai absolument pas une seconde !
Dommage, il n'y a que mon facteur qui passera pour ses étrennes et à qui j'ai déjà prévu de répondre qu'elles sont passées dans les 10 % de pénalité des impôts ou les retards de paiement des factures ou les achats que j'avais faits pour partir en Islande et qui arrivent au compte-goutte depuis mon retour (et, en plus, avec plus d'un mois de retard, inutile de vous dire que seul un commerçant a accepté que je lui retourne le colis et de me rembourser...) !

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08 mai 2018

Retour de voyage

Je suis partie et rentrée d'Islande.
Je n'ai pas pris le temps de venir ici, trop occupée à commencer à trier les photos (pas celles d'Islande, j'ai du retard sur les précédents voyages !), à préparer la fin (du bout) de la dernière ligne droite de l'année de théâtre, à ranger (un peu !) les affaires et (beaucoup !) la maison. Faire un saut à la campagne. Faire un saut à la plage...

J'essayerai de vous parler de l'Islande dans un billet y dédié avec photos à l'appui (enfin, après un tri drastique car j'en ai un peu 1400... Ca, c'est le problème de débrayer complètement l'appareil. A chaque fois, je fais plusieurs essais pour un même cliché.).
Ce fut vraiment un voyage unique pour un pays unique !
Saitne Chérie a, semble-t'il, autant apprécié ce road-trip à deux. On a partagé de jolis moments de complicité, des moments un peu plus tendus (on en parle de la piste au milieu des volcans et des lacs gelés, sous la pluie et sans âme qui vive ? On en parle de la tempête sur la plage de Vik ?) mais toujours ensemble...
Nous n'avons pas eu de chance avec la météo et, malgré tout, les paysages sont d'une beauté à couper le souffle !


Dimanche, nous avons fait la Colonelle de la pièce (dernière répétition en costumes et décors, avant la Générale). Que cela passe vite ! Ca y est, on touche au but !
Je me faisais la réflexion que depuis que j'étais retournée avec ma toute première troupe, il n'y avait plus eu une seule fois ce stress, cette impression de ne pas être prêts à temps, l'obligation de rajouter des répétitions tous les deux jours pendant deux semaines.
Non, là, ça coule de source, rien pour gâcher le plaisir de l'attente ! Ca avance naturellement... Il y a juste à profiter de l'excitation des représentations qui se rapprochent !
Elle monte, cette excitation. Elle me prend au ventre. Je l'adore.
C'est comme juste avant Noël : on voudrait accélérer le temps et en même temps l'arrêter pour en profiter plus longtemps !


Et puis, le soleil est revenu... Enfin !
Je crois que, ça aussi, ça me donne des impressions de vacances, des envies de profiter, de savourer. Des envies de hamac sous les arbres, d'herbe fraîchement coupée, de barbecue et de guirlandes lumineuses façon guinguette...
Bon, ok, je n'ai plus de barbecue, je n'ai pas encore de guirlande mais j'ai tondu la moitié du jardin et j'ai installé le hamac dans mon jardin !
Bonne journée !

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11 avril 2018

Deux silhouettes blanches...

... se sont avancées sur scène.

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Démarches chaloupées, voix envoûtantes, ont entonné " Paladium " et mon bout de nez a piqué en serrant le bras de Liline.
Nous avions décidé que ce serait nos cadeaux d'anniversaire avec un peu d'avance et puis cette chanson nous ressemble tellement...
Bref, c'est essentiellement cette chanson qui nous a décidées et nous n'avons pas regretté un seul instant !

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Ce fut une soirée pleine de grâce, de rock, de féminité douce, de glamour, de soul. Pendant deux heures, Aurélie et Sylvie nous ont emmené visité leur univers musical sans retenue.
Un très beau moment, dans une très belle salle !

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10 avril 2018

Ce fut un week-end gastronomique

Ce week-end fut une petite parenthèse apaisante quoique légèrement humide dans mon quotidien un peu fou de ces dernières semaines... 
Une chambre d'hôtes perdue au milieu de nulle part dans les montagnes du Labourd, la nature, des moments insouciants, de la pluie et puis...

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 Comment dans cette région résister à toutes ces pâtisseries typiques et délicieuses ?

Il y a, bien évidemment les célèbres macarons de chez Adam au goût incomparable et qui existeraient depuis avant le mariage de Louis XIV avec l'infante Marie-Thérèse qui les auraient découverts et rendus célèbres.

J'ai également découvert que la maison Artigarrède, célèbre pâtisserie béarnaise, avait une boutique dans le Pays Basque, dans laquelle elle vend son seul et unique gâteau "Le Russe".

Enfin, j'ai goûté au meilleur gâteau basque que je n'ai jamais goûté jusqu'à présent, celui de la maison plus que centenaire "Péreuil" à Saint Pée sur Nivelle. Une pâte extrêmement sablée à la crème légère et subtilement parfumée.

Bref, inutile de vous dire que ce fut un week-end très dur sur le plan gastronomique et qu'il ne faudrait pas, pour ma ligne, que cela se reproduise trop souvent !

05 avril 2018

Donc, je pars en voyage...

Dans neuf jours, je serai entrain de m'enregistrer pour mon vol vers Reykjavik. En principe...
Non, parce que qui dit "voyage de Miss Blabla" dit "aïe-aïe-aïe".
Et, donc, là, il n'y aura pas d'exception à la règle susdite...
Allez-y, vous pouvez rire... J'avais envisagé ce cas-là le 25 janvier dernier dans mon billet sur mes nuits blanches et donc nous y sommes...

Je tiens à remercier le petit dieu de la SNCF, le petit dieu de mes voyages et le petit dieu des transports, ainsi que le petit dieu de la loi de Murphy : une fois encore, vous n'avez pas failli ! Une fois encore, vous allez me pourrir un voyage...

Je rappellerai 2000, le Kenya et un voyage de plus de 25 heures pour rentrer de Nairobi...
Alors, certes, ce n'était pas lié à des grèves mais à des pannes répétées d'avions de la Sabena mais on ne va pas chipoter !
Et puis, attention, ces 25 heures de retard avaient été passées en salle d'embarquement parce qu'à chaque fois, on nous faisait miroiter l'espoir d'un avion qui allait décoller ou d'un qui allait arriver... Ah, les sièges de la salle d'embarquement en métal trouilloté et un retour qui avait failli passer par Le Cap !

Je rappellerai 2010, notre premier voyage à Londres avec Sainte Chérie et la réforme des retraites qui avaient impacté notre vol retour, les trajets SNCF et les dépôts de pétrole...
Sans compter notre hôtel qui était complet et ne pouvait pas nous garder une nuit de plus.
Un grand moment ! Et pour couronner le tout, la douanière qui avait jeté notre pot de marmelade de chez Harrod's pour 50ml de trop...
Je crois que Sainte Chérie était tellement furieuse qu'elle aurait pu passer derrière le comptoir et la gifler de rage !

Je rappellerai 2011, notre voyage au Canada et la grève du syndicat national des pilotes de ligne qui a commencé pile poil le jour de notre départ. Et hop, il a fallu changer les billets aller pour partir 48 heures plus tôt, ajouter des réservations d'hôtel, etc...
Bon, c'est peut-être la seule fois où une grève fut plutôt une bonne chose et plutôt agréable car nous avions pu anticiper sans trop de frais et en profitant un peu plus de notre voyage !

Je rappellerai 2016 et mon séminaire pro où 24 heures avant le départ, grâce à l'action combinée des inondations et de la SNCF, j'ai dû revoir l'acheminement de 80 personnes en urgence. Une paille !

Et, donc, maintenant, où la SNCF fait grève la veille et le jour de notre préacheminement pour partir en Islande...
Des billets d'avion à des prix exhorbitants, des Papotage-Car pris d'assaut, des bus qui font le voyage en 12h en passant par Lyon...
Il me restait la licorne ou ma voiture. J'ai choisi la voiture avec le surcoût de l'essence, des péages, d'une nuit d'hôtel et d'une semaine de parking à l'aéroport...
Vous dire que j'en pleurerais de frustration n'est pas un euphémisme.
Je n'écoute même plus les informations car je pourrais devenir violente et extrêmement vulgaire !

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29 mars 2018

Des nouvelles

J'ai fini deux grosses échéances très chronophages.

L'une pro qui a occupé mes soirées et mes week-ends des trois dernières semaines, en plus des journées de travail et qui s'est déroulée sur deux jours en début de semaine. 
Je ne vous cache pas que je recommence juste à ne plus faire de rêves incongrus, ni à me réveiller en apnée à l'idée d'avoir oublié ceci ou cela... et c'est bien agréable !

L'une perso, dont je vous avais déjà parlé et qui m'a obligée à courir trois fois par semaine, qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il grêle mais qui m'a amenée à finir mon deuxième semi-marathon samedi soir.

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Je ne dirai pas que, cette année, l'expérience fut très agréable à cause d'une pluie et d'une température assez hivernales mais j'ai surtout réalisé que ces deux médailles sont le symbole que je suis bien la "Mulette" que mon directeur pense...

A part ça, j'espère que la ville de Bordeaux n'osera pas nous dire que cette manifestion est un gouffre financier car :
- à 50 € l'inscription au semi (j'arrondis car les prix augmentent plus le départ approche) à multiplier par plus de 14000
- à 80 € de moyenne l'inscription au marathon à multiplier par 2500 marathoniens environ (sans compter les relayeurs et les enfants) et
- à 25 € le téléchargement d'UNE photo individuelle de la course,
Ils ont dû mettre des sous de côté pour que le package offert avec le dossard l'an prochain soit de bien meilleure qualité que celui de cette année...

Sinon, hier soir, j'ai failli avaler mes deux médailles et mon ordinateur pro en même temps, en regardant l'interview de Robert Badinter par les Dupondt de l'information, savoir David Puj*das et Fabien  N*mias...

Je cite, par exemple :

- Vous avez été un avocat (...) vous avez défendu des criminels dont l'un a été condamné à mort, Bontemps. Est-ce qu'aujourd'hui tout homme à le droit à la défense ? Est-ce que ceux qui tuent des innocents comme ceux-là, ceux qui massacrent une vieille dame ont le droit d'être défendus ? C'est à l'avocat que je pose la question !

- Ecoutez, la réponse va de soit. Nous somme dans la République, un Etat de droit, et je souhaite que cet Etat de droit, ses principes soient respectés à tous les niveaux, le droit à un défenseur, le droit la défense est un des premiers droits de l'Homme. Reportez vous à la déclaration de 1789. Par conséquent, ça ne se discute pas !

Non, mais il espérait quoi que parce que Badinter, ancien avocat, ancien garde des sceaux, allait oublier ses convictions, ce qui a fait le combat de sa vie parce qu'il est de confession juive ??? Il espérait faire le scoop de l'année ???
Et le pire, c'est que quand Badinter lui dit "la réponse va de soit", il rétorque "la question mérite d'être posée".
Remarquez que, quand on lit les commentaires sous l'annonce de l'interview en question sur la page du Bouc de l'émission en question, on comprend mieux que le "journaliste" aurait sans doute adoré faire trébucher Badinter. Cela lui aurait assuré une certaines audience quotidienne, lui qui a récemment été directeur général adjoint de ladite chaîne...
Alors, non, la question ne méritait pas d'être posée. C'était une manoeuvre malhonnête, d'essayer de faire croire que l'émotion et les passions d'un tel drame pouvait faire vaciller l'un des piliers de notre société et l'un de ses plus ardents défenseurs...
Oui, la justice est aveugle, la justice est le rempart contre les passions qui amènent à la loi du talion.
Il espérait que sa question lui vaudrait le Pulitzer du journalisme d'investigation politique ? Que c'est affligeant !