Des Blabla

11 mai 2017

Au fil des images

Cette semaine, je suis un peu charrette...
Bon, ok, j'ai l'impression que je vous dis ça à chaque fois mais, là, c'est encore plus vrai !
Alors, vite fait, un petit tour en images de ces derniers jours.

Dans la dernière ligne droite de mon année de théâtre, avant-hier, c'était la Générale de notre pièce. Demain, c'est la Première.

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J'aime ces moments en coulisses. Entendre ce qui se passe sur scène. Ecouter le souffle de la salle. Etre là et en dehors du temps, de l'espace. J'aime aussi regarder les autres juste avant qu'ils n'entrent en scène, chacun se concentrant à sa façon et entrer dans la lumière.

 

Je sais " se moquer, c'est mal ! ".

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Alors, on va dire que je me moque pas et que je constate avec effarement qu'en 2017, certains arrivent encore à sortir avec les soquettes bien remontées sur les mollets et un bermuda long.
Et si, en plus, les soquettes sont fantaisies...

 

Sans parler de la politique de notre nouveau président ou de ses opinions, j'ai aimé cette image.

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J'ai envie d'y voir un petit moment volé à toute cette dictature de l'image si policée, si contrôlée. Cette demi-seconde où les émotions reprennent le pas sur la communication, où la spontanéité est plus forte que le protocole. Bref, une jolie seconde d'humanité !

 

Et puis, au milieu de tout ça, un petit bout de gâteau au chocolat maison.

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Ca ne fait pas de mal et c'est plein de magnésium le chocolat, non ?
Et puis, ce gâteau a fait ses preuves depuis des années avec un rapport qualité/temps de fabrication hyper rentable...


05 mai 2017

Hier soir, j'ai fêté Noël !

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Non, je ne suis pas complètement déphasée ! Hier soir, c'était mon cadeau de Noël avec des places pour le concert de Julien Doré et la promesse d'une jolie soirée à deux et, croyez-moi, c'était vraiment un très très chouette Noël !

J'aime beaucoup Julien Doré, sa voix chaude et profonde, sa façon de bouger assez peu conventionnelle, sa personnalité un peu décalée et son humour encore plus décalé.
J'espérais que son concert regrouperait tout ça et que le moment serait donc magique !
Et je n'ai pas du tout été déçue !

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Il nous a offert plus de 2 heures de show pleines de générosité durant lesquelles il a chanté tous ses plus grands tubes et puisquelques jolies pépites comme son " Don't be affraid "...
Il s'est mû comme il le fait toujours, un peu au ralenti, un peu façon équilibriste ou Qi Gong. Cette façon de bouger qui n'appartient qu'à lui et qui fait partie de ce que j'aime chez lui !
Il nous a fait rire, notamment pour une histoire de glace et de cheveux qui gonflent et du fait que c'est mal de le comparer à Gwendal Peizerat (oui, je sais dit comme ça, on ne voit pas bien mais dans le contexte, c'était beaucoup plus drôle !)...
Et puis, il avait même amené son ami le panda et sa jolie petite Monkey son casque doré !

Sa première partie était un groupe nommé OMOH qui était fort sympa et j'ai même trouvé que c'était un peu court (bon, pas trop parce que, quand même, on attendait  le Juju avec un minimum d'impatience !).

Bref, une très belle soirée, telle que je l'avais imaginée et rêvée et telle qu'elle s'est réalisée !

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03 mai 2017

Quattrocento

Quattrocento

Alors, sans doute, vais-je décevoir des gens qui devaient penser que ce livre correspondrait à mon caractère. On m'avait offert " Quattrocento " il y a quelques mois (mi décembre pour être précise) et je pensais vraiment que j'allais m'en délecter. Sur le papier, il regroupait tous les ingrédients qui auraient dû effectivement m'emballer mais je suis quelque peu passée à côté et ma déception est peut-être d'autant plus grande que je pensais vraiment dévorer ce livre...

Peut-être d'ailleurs, n'est-ce pas totalement la faute dudit livre car, je reconnais, qu'avec la préparation du semi-marathon, les répétitions de la pièce de théâtre et tout le reste (quotidien classique, tracasseries administratives liées à mon embauche et au vol de mon portefeuille, etc), j'ai eu du mal à lire autant que j'aurais aimé. Du coup, il est compliqué de se sentir imprégnée d'une histoire quand on arrive péniblement à lire une demi-page par ci, par là.
Après, je crois également que j'ai été déroutée par le fait que je m'attendais à un roman ou biographie historique (entre " Le nom de la rose " et les romans de Jean Diwo) alors que, finalement, c'est un récit historique ou, non, plutôt un essai historico-philosophique.

Le livre nous raconte donc la quête du Pogge, ancien secrétaire apostolique mais de mouvance humaniste, qui parcourt les monastères à la recherche de manuscrits rares. Un jour, en Allemagne, il découvre le " De rerum natura " du poète Lucrèce.
Lucrèce était un écrivain-poète lié à la pensée d'Epicure pour qui, entre autres, tout ce qui existe est fait d'atomes, même l'âme, qui n'a rien d'une entité spirituelle mais n'est qu'une agglomération d'atomes, que les êtres sont le résultat d'une évolution et non d'une création instantanée et qui pensait qu'il fallait être à la recherche du plaisir (mais pas dans notre sens habituel, plutôt dans celui d'absence de douleur du corps et de soucis de l'esprit).
Forcément, dans la société extrêmement religieuse du Moyen-Age, ce genre d'oeuvre ne pouvait pas être approuvé et, donc, était voué à l'oubli, à la destruction.
Sauf que sa " redécouverte " par le Pogge et sa propagation dans toute l'Europe va permettre une évolution des mentalités et ouvrir les pensées au courant de la Renaissance, dont l'un des emblêmes est le " Quattrocento " florentin !
Cela inspirera également nos grands auteurs comme Montaigne dans ses " Essais " et même Thomas Jefferson, fervent admirateur de Lucrèce et d'Epicure, pour la rédaction de la Déclaration d'indépendance américaine au XVIIIè siècle !

Bref, j'adore la période de la Renaissance, j'ai des souvenirs agréables (oui, il était assez agréable de traduire du Lucrèce ou, du moins, plus que du Virgile !) des versions latines du poème de Lucrèce mais je n'ai pas accroché...

Je n'ai pas réussi à déterminer si le but de Stephen Greenblatt était de nous parler de :
- l'obscurantisme du Moyen-Age et des excès y attachés (nombres d'oeuvres, notamment antiques, ont été détruites pour éviter le pervertissement de l'âme. Beaucoup d'hommes ont fini sur le bûcher pour avoir voulu propager ces idées) et de la redécouverte d'une oeuvre majeure (le " De rerum natura " de Lucrèce) qui ouvrira la voie à la Renaissance 
- la sauvegarde des oeuvres et de l'évolution de la place des livres, des bibliothèques et de l'érudition à l'époque romaine et l'évolution postérieure jusqu'à aujourd'hui.
- la vie du Pogge, humaniste et secrétaire apostolique, membre de la curie et déchu.
- la structure et l'analyse du poème de Lucrèce en tant que précurseur à la pensée moderne.

C'est d'ailleurs, peut-être un peu de tout cela mais comme on saute du coq à l'âne sans crier gare, qu'on navigue de l'Antiquité, au Moyen-Age jusqu'au XXème siècle et comme le livre n'est que très rarement séparé en chapitres, j'ai fini par m'y perdre et c'est bien dommage car je persiste que l'idée de départ pouvait donner quelque chose d'absolument passionnant !

Mais, de fait, le style de Stephen Greenblatt est trop universitaire pour moi. On est vraiment dans l'essai. On s'attend plus ou moins à une aventure historique d'envergure mais, si elle existe, elle est tellement noyée dans les détails techniques, qu'on ne s'est plus trop bien où on en est car, on a beau dire mais la description fort détaillée de comment les parchemins étaient grattés pour être réutilisés ou quel était le langage muet que les moines utilisaient pour respecter le silence mais communiquer au sujet de la copie de textes, personnellement, je trouve ça assez vite abscons et peu passionnant...
Quant à la deuxième/troisième partie du livre, il s'agit d'une analyse, sans doute fine et pertinente, du poème de Lucrèce mais, alors là, j'ai vraiment eu l'impression, pour le coup, de me retrouver pendant mes cours de latin (sauf que, au moins, mon prof était drôle et vivant !).

Alors, je reconnais bien volontiers que l'homme est sans aucun doute une pointure sur le sujet et il suffit de voir la cinquantaine de pages d'annotations à la fin du livre pour comprendre que pas un détail ne lui aura échappé dans sa quête...
Je veux bien avouer que tout est extrêmement cultivant dans son livre mais j'ai l'impression qu'on m'a fait ingurgiter une bouillie d'informations que je ne sais même pas classer ou utiliser.
Mais, bon, grâce à lui, aujourd'hui, je peux me targuer de savoir la différence entre scriptorium, papyrus, parchemin et palimpseste et quel type d'homme vivait dans la maison des papyrus à Herculanum au moment de l'erruption du Vésuve !
Enfin, je crois...

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02 mai 2017

Dans ma cuisine - épisode 59

C'est le joli mois de mai, même si, hier, le soleil manquait à l'appel. Du coup, il fallait bien un dessert printanier pour fêter ça et quelques anniversaires !
Je n'avais jamais fait de fraisier, il a donc fallu me lancer dans l'expérience...

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Comme d'habitude, j'ai du mal à respecter une recette unique et, donc, j'ai mixé deux recettes et fait quelques improvisations de mon cru.
Et comme il n'en est pas resté une miette, je crois que je peux vous livrer ma recette.

Pour 6 personnes :

  • 30 g de farine 
  • 75 g de sucre
  • 4 oeufs
  • beurre
  • 40 cl de crème liquide entière ou de la crème fleurette
  • 40 g de poudre de pistaches (alors, franchement, la recette préconisait des amandes en poudre et j'aurais mieux fait car je me suis embêtée à tamiser les pistaches en poudre alors que personne n'a vraiment vu la différence avec des amandes, qui sont moins fastidieuses à tamiser)
  • 1kg de fraises (j'avais choisi des Clery qui étaient bien parfumées et qui ont une bonne tenue)
  • 2 citrons verts bio
  • 500 g de mascarpone
  • 10g de basilic (la saison n'étant pas à cette herbe, j'ai acheté un sachet au rayon frais)
  • 60 + 50 g de sucre glace
  • des colorants en poudre vert (ou bleu et jaune) et rouge (une pointe de couteau de chaque suffit largement pour obtenir des couleurs intenses)
  • 4 g de feuille de gélatine
  • 2 sachets de Cremfix
  • un cercle à pâtisserie ou un moule à manqué à charnière

Pour le biscuit (vous pouvez le faire en une ou en deux fois. En l'occurrence, comme je voulais que mes deux gênoises soient de couleurs différentes, j'ai préféré faire deux préparations et deux cuissons distinctes) :
Faire préchauffer le four à 200°. 
Battre les 4 blancs d'oeuf en neige très ferme, y ajouter le sucre en poudre et battre encore un peu. Ajouter doucement 2 jaunes d'oeuf au mélange. 
Tamiser la farine et la poudre de pistaches (ou d'amandes) et incorporer délicatement au mélange précédent.
Si vous faites une seule cuisson, je vous conseille de tracer sur l'envers d'une feuille de papier sulfurisé, 2 cercles au crayon en prenant comme modèle l'intérieur du cercle à pâtisser. Répartir l'appareil à gênoise de façon homogène entre vos 2 cercles car, à la cuisson, la pâte ne s'étalera quasiment pas.
Personnellement, j'ai donc préféré faire ma gênoise en deux fois et donc j'ai fait cuire chaque gênoise sur du papier sulfurisé et DANS le cercle à pâtisserie beurré, ce qui m'a permis d'avoir directement le bon format pour le montage final sans retailler.
Et, donc, dans mon cas, j'ai mélangé du colorant bleu et du colorant jaune en poudre pour obtenir une base vert gazon printanière (attention, si c'est la première fois que vous utilisez des colorants en poudre et si vous mélangez 2 couleurs, ne vous affolez pas, la couleur définitive ne vient qu'en ajoutant quelques gouttes d'eau.) !
Enfourner la ou les gênoises pour 5-6mn environ (la gênoise ne doit plus coller aux doigts mais ne pas être trop sèche). 

Pour la crème :
Laver et zester les deux citrons verts et en presser un seul.
Laver et ciseler très finement les feuilles de basilic.
Mélanger le mascarpone avec 60g de sucre glace, le jus du citron, les zestes et les feuilles de basilic.
Monter une chantilly bien ferme avec la crème liquide entière. Ajouter les deux sachets de cremfix.
Mélanger la crème mascarpone et la chantilly.

Pour l'insert aux fraises :
Plonger les feuilles de gélatine dans de l'eau froide pour la réhydrater.
Mixer 300g de fraises avec 50g de sucre glace. Mettre le mélange dans une casserole et faire chauffer doucement. Ajouter une pointe de colorant rouge pour intensifier la couleur du coulis et la gélatine petit peu par petit peu pour qu'elle fonde bien. Laisser tiédir.

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Pour le montage :
Si vous faites cuire dans le cercle, laisser refroidir la gênoise pour ne pas qu'elle casse à la manipulation puis la démouler, retirer le papier et la poser sur votre plat de service. Si vous faites une seule cuisson, décoller un des deux cercles, le poser sur le plat de service.
Repositionner le cercle sur la gênoise.
Laver, équeuter et couper en deux des fraises de même taille afin de faire le tour du cercle, la moitié coupée côté cercle.
Laver, équeuter et couper en petits dés environ 250g de fraises (il faut que le fond de la gênoise soit bien recouverte de petits morceaux).
Garnir avec la crème puis déposer le 2ème cercle de gênoise.
Verser le coulis de fraises sur toute la surface de la gênoise et mettre au frais quelques heures pour que cela prenne bien.
Démouler au moment de servir, décorer de quelques fraises fraîches finement tranchées et déguster.

 

J'adore le mélange fraises/basilic très frais et le citron vert qui apporte le côté acide à la crème (mais il ne faut pas trop en mettre pour que cela ne prenne pas le pas sur les autres parfums).
Malgré la présence de la chantilly et du mascarpone, l'impression du gâteau reste quand même la fraîcheur et plutôt la légèreté (oui, je sais, ça semble bizarre de dire ça mais c'est la sensation que ça ne vous plombe pas l'estomac à la troisième bouchée !).
Après je reconnais que j'avais pas mal misé sur la présentation et que l'effet escompté a eu lieu. J'ai eu beaucoup de compliments sur le côté gustatif et sur le côté esthétique !

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28 avril 2017

Un peu de tout un peu de rien #22

Comme je l'avais dit, cette semaine, j'ai pas mal coupé avec la société. J'étais toute seule et me suis fait un petit cocon loin des agitations de la toile et des médias autrement dit, j'ai fait l'autruche !
Mais, bon, ça n'empêche pas que j'ai quand même vu passer des choses dans mon paysage...

 

Comme hier matin, en allant au bureau, j'ai cru que c'était de nouveau Pâques !

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La marque du lapin à grelot aurait-t'elle décidé de se lancer dans le très grand format ? Si, si, regardez, elle est dorée (dommage, la photo ne rend pas hommage au côté pailleté de la carrosserie) et elle a même un semblant de collier rouge. C'est donc qu'il est au lait ! Chouette mon préféré !

 

Dans la série " j'dis pas que c'est la même personne, j'dis juste qu'on les a jamais vus au même endroit au même moment..."

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Mais comme je ne voudrais pas qu'on me taxe de faire du parti-pris sur nos élections, je vous en propose d'autres et j'avoue qu'ils me font tous sourire... Et, en ce moment, c'est bon de trouver des sujets de rigolade...
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Et puis, le temps ensoleillé (même si frais) est idéal pour recommencer à courir... Non, non, promis, je ne refais pas de semi-marathon de suite et je n'aime toujours pas plus que ça courir mais je voudrais bien voir si l'an prochain, je serai capable de grapiller une dizaine de minutes...
J'ai calculé, il faut que j'augmente ma vitesse d'1km/h pour gagner environ un quart d'heure. Autant vous dire que cette légère accélération, pour l'instant, me fait largement sortir de ma zone de confort (si tant est qu'on puisse parler de zone de confort quand il s'agit de courir !)...

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Il y a eu aussi un petit bouquet de fleurs cueilli à l'improviste par Monsieur Père pour illuminer ma journée. Ca sent bon et ça m'a accompagné au bureau toute la journée.
Et puis, quand on connaît le caractère impulsif et expansif de l'homme, je n'en suis pas encore revenue de ma surprise !

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Et puis, bon, pour terminer, je vous dirai qu'on ne fait jamais mieux l'autruche qu'en plongeant la tête, les épaules et tout le reste dans les téléfilms de la BBC tirés de " Orgueil et Préjugés "...
Non, non, je ne le connais pas encore tout à fait par coeur... et puis c'est compliqué de regarder la télévision sans tomber sur une émission politique !


25 avril 2017

Je crois...

Je crois que voter est un droit mais surtout un devoir.
J'ai fait découvrir le film " Les Suffragettes " à Sainte Chérie la semaine dernière.
J'ai vu l'incrédulité de mon ado qui a découvert les combats menés, qui a découvert que notre droit de vote est si récent et ça m'a permis de me rappeler que ça ne va pas de soi, que c'est également un privilège quelle que soit l'opinion qui est exprimée.

Je crois que l'humain oublie vite.
Combien étions-nous à fustiger les américains de leur choix il y a cinq mois ?
Combien, hier encore, crachaient sur Daladier ou Chamberlain revenus de Munich qui n'avaient pas su voir le danger se profiler en 1938 ?
On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas !

Je crois que nécessité fait loi.
Je comprends la non-envie d'aller voter après l'amère pilule de 2002.
Je comprends la non-envie d'aller voter pour quelqu'un en qui on n'a aucune confiance.
Je comprends la non-envie de participer au simulacre mais on aura beau dire, ce simulacre est notre seule façon de faire rempart.
Je comprends l'envie de dire " démerdez-vous mais ce sera sans moi ! " mais, eux, ils iront tous voter et, même s'ils ne représentent que 15 % de tous les français, la majorité élective est une majorité relative.

Je crois au respect de l'autre et en la sauvegarde de l'humanité.
Ca fait peut-être très grandiloquent mais c'est ainsi.
Je crois que les mots, commentaires et réflexions assassines qui se croisent et se jettent depuis dimanche sont indignes des humains. Chacun a agi en son âme et conscience et chacun a le droit au respect de son opinion.

Je crois que ce qui peut peut-être encore nous sauver, c'est l'écoute et la bienveillance.
Je crois que nous n'avons jamais rien eu à gagner à nous fermer aux autres, à avoir peur de ce que nous ne connaissons pas. Cela a toujours correspondu aux périodes les plus sombres de notre histoire.

Je crois qu'il faut parfois reculer pour mieux sauter.
On ne sait pas de quoi l'avenir est fait mais si on éloigne le fascisme encore cinq ans, qui sait si, à ce moment-là, peut-être aurons-nous trouvé d'ici là le moyen qu'il ne soit plus dans notre paysage.
En 2002, tout le monde ou presque pensait qu'en 2007, ce serait inévitable et, pourtant, on a gagné 15 ans !
15 ans, sans doute, qui n'ont pas été parfaits. 15 ans qui n'ont pas été pavés de pâquerettes mais 15 ans où on a pu s'exprimer sans craindre, 15 ans où il a encore existé des budgets pour les opéras, les bibliothèques et les émissions de télé-réalité.
On peut encore entretenir l'espoir que dans 5 ans...
Mais, aujourd'hui, les Anglais, eux, ne peuvent plus entretenir l'espoir de rester dans l'Europe, les Américains ne peuvent plus avoir que l'espoir de ne pas avoir besoin de soins de santé pendant les quatre prochaines années et les Syriens ne peuvent qu'espérer avoir la chance de vivre assez longtemps pour voir de quoi la semaine prochaine sera faite.

Je crois que comme on fait son lit on se couche et qu'il faut arrêter de croire que ce sont les autres qui ont forgé notre société actuelle ou qui sont responsables de nos problèmes.
Nous sommes tous responsables de ce que nous faisons de nos vies, de notre planète, de notre société.
Quand un enfant de 3 ans tape la table dans laquelle il vient de se cogner, c'est normal mais quand il devient adulte, il faut qu'il apprenne à prendre ses responsabilités et à raisonner...
Quand, dimanche, plus de 40 % des votants se sont exprimés pour des candidats mis en examen (21,3 % + 20,01 %), il est difficile de reprocher aux politiques leur malhonnêteté et de leur demander de changer.

Je crois que le désespoir et la peur sont les plus mauvais conseillers mais on ne peut pas reprocher aux gens d'être effrayés ou désespérés et ce n'est pas en les mettant au pilori ou en les insultant qu'on les fera changer d'avis et qu'on les aidera.

Je crois aussi que, sur le plan géo-politique mondial, aujourd'hui, trop de pays font des claquettes sur une caisse de nitroglycérine.
A force de mettre des forcenés hargneux et des dictateurs à la tête des grandes puissances, on risque juste de faire passer le temple d'Angkor au-dessus de Billancourt dans un grand nuage champignonesque.

Je crois que j'avais décidé de ne pas écrire mais je crois que j'avais besoin d'exprimer mes angoisses face à ce flot de reproches, d'insultes, d'agressivité, face à toutes ces incertitudes.
Je crois, aussi, que je vais me tenir éloignée des réseaux sociaux pendant une quinzaine... Ca fait 48 heures que j'ai de plus en plus de mal à respirer.

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19 avril 2017

La Belle et la Bête

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C'était le film compliqué par définition... Sainte Chérie voulait aller le voir mais je crois bien que, sans elle, je n'y serais pas allée.

C'était compliqué car, depuis toute petite, c'est l'un de mes trois contes favoris (avec " L'oiseau bleu " et " La belle au bois dormant ").
C'était compliqué de faire un film après celui de Cocteau qui reste, quand même une référence ou, du moins, ma référence (même si je ne supporte pas le côté niais et précieux de Josette Day !).
Et c'était même compliqué passer après le dessin-animé de Tonton Walt que j'avais beaucoup aimé.

Voilà, donc, voilà...
Il n'y a rien à redire, c'est une version filmée du dessin-animé donc très peu de surprises visuelles ou scénaristiques. Ils ont rajouté les séquences efficaces qu'il fallait pour que ce ne soit pas non plus une copie absolument conforme. Les acteurs sont mignons, gentils, lisses et font leur job. La réalisation est propre et sort la grosse machinerie des effets spéciaux. Les décors sont impeccables. Les numéraux musicaux sont de grande qualité.

Au final, donc, ce n'est pas un film désagréable et pourtant j'en suis ressortie quelque peu mitigée. Un sentiment de déjà-vu malgré quelques très belles réussites comme la Bête (qui a, enfin, un physique de bête à défaut d'en avoir vraiment les attitudes ou la psychologie !) ou comme l'évolution de Belle qui devient une héroïne féministe et résolument moderne ou le Fou qui est, sans doute, l'un des premiers personnages homosexuel à peine dissimulé chez Tonton Walt.
C'était bien mais pas suffisant...

Quant à la comparaison avec la version de Cocteau, en fait, il n'y a rien à comparer. C'est juste la même histoire (enfin, dans les grandes lignes !).
C'est quelque chose que je n'ai pas réussi à expliquer à Sainte Chérie qui trouve que c'est un film vieux, angoissant et avec des effets spéciaux un peu pourris mais c'est justement cette dimension bien plus angoissante et sombre, qui montre bien ce que subit la Belle en se retrouvant " prisonnière " de cette Bête, au comportement, au départ très... bestial, inhumain (physiquement, ça reste un chaton...), que je trouve géniale. Bon, j'aime bien aussi le côté bricolage des effets spéciaux qui étaient d'enfer et hyper ingénieux pour un film de cette époque...
Mais je pense que c'est aussi une question de génération...

Bref, sans parler de la version de Cocteau, je crois que, pour moi, le film aurait gagné à être bien plus indépendant et différent du dessin-animé, comme ce que j'avais trouvé dans " Le livre de la jungle " et qui m'avait permis de m'émanciper de la première version tout en en gardant une certaine saveur !
Je n'ai pas réussi à me sortir du syndrôme " le jeu des 7 erreurs ". C'est dommage !

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18 avril 2017

Je l'ai fait !

Je sais, je sais... 
C'est la dernière fois pour un moment certain mais il fallait bien que je close ce sujet !

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Samedi soir, aux alentours de 22h50, j'ai franchi la ligne d'arrivée du semi-marathon de Bordeaux.
Samedi soir, au bout de 2h29 de course, je suis devenue semi-marathonienne !

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C'était une expérience merveilleuse de bout en bout, avec une très belle ambiance, une ville magnifique à traverser au coucher du soleil puis sous les lumières, des supporters tout le long du parcours.
J'ai eu la plus belle bande de pompom-girls qu'aucun coureur du monde entier ne peut se vanter d'avoir... sur le terrain et via les messages !

Capture départ

J'ai eu le meilleur coach et le meilleur compagnon de route qu'on peut rêver !
Il y a six mois, je ne pouvais pas courir plus de 3,5km en 35mn et, là, j'ai couru un semi-marathon.
Il s'est engagé auprès de moi, m'a soutenue, m'a motivée et pas seulement durant ces 2h29 (même si sur les quatre derniers kilomètres, il a été indispensable !).

Capture pont Chaban

Samedi soir, j'ai vécu une très très belle aventure humaine et sportive. J'ai fait le plein de magnifiques émotions et... j'espère revivre tout cela un de ces jours (même si je n'aime toujours pas courir)...
Maintenant, il va falloir reprendre une vie normale !

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14 avril 2017

J-1

Bon, il se pourrait que je vous saoule un peu avec ça mais je vous promets que c'est bientôt fini...

Nous sommes à la veille du départ du semi-marathon de Bordeaux. Vous dire que la pression monte est un euphémisme !
Je tourne déjà toute seule en boucle sur le sujet... Bon, ok, je fais également un peu tourner mon entourage sur mon manège (et, encore, s'ils savaient à quel point je me retiens...) mais, en plus, la terre entière a décidé de me rappeler l'échéance...

Les affichages publics :

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Les coins de rue où les barrières ont déjà été déposées en prévision de balisage de parcours :

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Et, encore, je n'ai pris les photos de ce que je voyais en étant arrêtée à des feux parce que, sinon, il y en a quantité d'autres.

Je ne vous parle pas de la radio qui opère un décrochage régional durant son émission matinale ou entre midi et deux et qui me balance d'une voix égale environ tous les quarts d'heure la campagne sur l'évènement (en alternance avec le festival ODP du mois de juin auquel je me rendrai également mais avec un état d'esprit tout autre, je le reconnais mais je ne vois pas pourquoi !).

Quant au bureau, il y a quatre équipes de relais et deux autres semi-marathoniens, juste sur mon plateau donc inutile de vous dire que les conversations ont tendance à ne tourner autour que d'un seul sujet entre ceux qui n'en peuvent plus d'attendre, ceux qui partagent leur vécu des années précédentes, ceux qui ne le font pas mais s'informent de qui-quoi-comment, ceux qui demandent des conseils (et sinon, tu as acheté des manchons de compression ? Je sens un point dans le talon, tu crois que c'est grave ? etc) ou qui cherchent à se rassurer (moi, j'ai commencé les pâtes et les boissons de récupération la semaine dernière comme ça, je suis sûr !)
Il n'y en a qu'un qui reste un peu en dehors mais, bon, lui, il fait partie des relayeurs et, en février, il a couru la TransGranCanaria donc, forcément, un relais de 14 kilomètres, ça l'émeut un peu moins même si le garçon est absolument adorable et toujours prêt à répondre à nos questions...

Et puis, les mails :


Je vous montre le dernier mais chaque jour ou presque, en ce moment, on en reçoit un.

Et, hier, les sms :

 

Voilà... Donc, je crois que je suis au pied de mon Everest...


Je passe sans transition de : " Aaaargh, c'est dans 5 jours - 4 jours - 72 heures - 48 heures - 24 heures (rayer la mention inutile) !!! Ce n'est proprement pas possible !!! " à " Rhôôôôôô, ça va être bon ! La musique, les gens, l'ambiance, les lumières... Faut que je grave tout bien dans ma tête pour m'en souvenir longtemps ! " à " J'ai senti quelque chose au niveau du tibia, est-ce bien normal ? Ah non mais c'est pas possible, je ne PEUX PAS me blesser maintenant ! " à " Soyons honnête, si j'arrive au bout, je vais avoir du mal à contenir mes émotions. C'est sûr... En même temps, cela surprendra t'il beaucoup de gens qui me connaissent ? " à " Et si j'explose et que les secours sont obligés de venir me récupérer ? Je serais trop dégoûtée... Ouais parce que ça arrive, même sur des semi-marathons (si vous saviez tout ce qu'on peut lire comme catastrophes arrivées à des semi-marathoniens !)... " à " Eh, attends, Poulette, tu vas pas te la péter non plus. C'est pas un Iron Man que tu fais, c'est un semi !!! Y a plein de gens qui en font et ce n'est pas un exploit alors redescends sur terre 2 secondes ! " à " Ouais mais quand même, il y a six mois, quand j'ai commencé l'entraînement, je faisais péniblement 3,5 km en 35 mn et, aujourd'hui (enfin, demain !), je devrai faire 21 km en environ 2h30. C'est déjà, en soit un Annapurna de franchi ! " à " 21 km ??? Je suis folle mais qu'est-ce-qui m'a pris ??? Et sinon un semi-semi-marathon, c'est possible ? " à " Est-ce que je prends le risque de mettre des manches longues, ce qui serait mieux pour l'avant et l'après course pour ne pas avoir froid mais qui risquent me tenir chaud pendant ou est-ce que je pars en manches courtes mais ça va être compliqué avant et après ? " à " Est-ce que quelqu'un veut bien avoir l'amabilité de me débrancher le cerveau car il est en zone rouge et il m'épuise à fonctionner à 3.000 tours minute ! Donnez-moi le bouton OFF ! Où est le bouton OFF ? "


Sinon, histoire de se remonter le moral, voilà le parcours :

Il y a donc bien 21,100 km...
La météo semble être avec nous, ni trop chaude ni trop fraîche et même pas pluvieuse !

En fait, je suis vraiment excitée mais vraiment stressée aussi... Ah ? Je vous l'avais déjà dit ?

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11 avril 2017

Dans ma boîte aux lettres...

20170410_201929

Hier... Le hasard des distributions...
Je... Non... En fait, il vaut mieux ne rien dire...

Posté par Miss Blabla à 07:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]