Dimanche en fin d'après-midi, notre horloge visuelle a trompé notre horloge interne.
Il faisait beau et chaud au jardin alors qu'il était déjà l'heure de fermer la maison pour partir au cinéma.
Certes, notre week-end ensemble, à Sainte Chérie et moi, avait été tronqué et, donc, il nous manquait du temps mais il y a aussi que le soleil était encore chaud et haut.

Le lilas annonce beaucoup de grappes fleuries et le muguet commence à pointer le bout de son nez.
Les bourgeons du figuier commencent à peine à éclore et les petits bouts de feuilles sont encore un peu transparents.
Il y avait également le ronronnement doux des vols de bourdons et un chat qui se prélassait langoureusement au soleil.
J'avais envie de sortir le hamac, de m'y caler avec Sainte Chérie et de m'y balancer au gré de la brise.

Vraiment, dimanche, nous étions déphasées et c'était bien agréable.

C'est là qu'on peut remercier l'horloge biologique du père de Sainte Chérie qui l'appelle à heure fixe le dimanche soir et qui nous a, ainsi, rappelé qu'il était temps de prendre une veste sous le bras et de se précipiter dans une salle obscure.
Je vous avoue que j'étais bien où j'étais et que si cela n'avait été la promesse faite, je serais bien restée à profiter de cette première fin d'après-midi rallongée mais une promesse est une promesse !

Bon, dimanche soir, en sortant du ciné, lorsque le petit air frisquet nous a saisies brutalement, là encore, il y a eu déphasage et nous nous sommes vite rappelées qu'il allait encore falloir garder un peu les manteaux à portée de main pendans quelque temps...