Alice de l'autre côté du miroir
Sainte Chérie avait beaucoup aimé le premier opus de Tim Burton. Bon, elle aimait bien également la version Disney.
Personnellement, je ne l'avais aimé que parce que c'était Tim Burton et son univers ultra baroque, Johnny Depp et Helena Bonham-Carter... Je ne nie pas que c'était un boulot énorme et peut-être fidèle à l'esprit de Lewis Caroll mais je n'aime pas l'histoire d'Alice au pays des merveilles, je n'aime pas cet univers dans lequel rien n'est tangible, tout s'efface, sans issue... Sans doute des relents de ma claustrophobie...
Bref...
Elle voulait vraiment voir la suite et j'ai fini par me laisser faire et le voir en DVD...
Ce deuxième film n'a pas été réalisé par Tim Burton (il en est resté le producteur) mais par James Bobin qui a su rester dans l'esprit de l'univers burtonien.
J'aime toujours autant Johnny et Helena, même si on les voit un peu moins, rapport au voyage dans le temps.
J'ai adoré l'alégorie du temps incarnée par Sacha Baron Cohen et le décor l'entourant qui est magistral et féerique.
Sur le plan de l'histoire, il paraît que le second roman de Lewis Caroll était complètement surréaliste, absurde, sans queue ni tête et que les scénaristes ont recréé un fil conducteur. Bon, l'histoire est agréable...
Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est extraordinaire mais c'est plaisant. Et puis, il est toujours compliqué de parler de voyages dans le temps de façon à peu près cohérente.
Je reste un peu nostalgique de vrais décors, sans doute moins léchés mais plus réels que les fonds verts.
De même que la surabondance successives d'effets spéciaux est un poil lassante.
En revanche, la bande-son est très bonne.
Tout ceci fait que ce film est plus agréable et distrayant que le premier mais ne restera pas, pour moi, au panthéon du cinéma malgré toutes ses bonnes intentions et certains personnages hauts en couleurs et très bien croqués et interprétés.
