Aujourd'hui, c'est la journée internationale pour les droits de la femme...

Mardi soir, j'ai regardé "Jusqu'à la garde", le film récompensé le 22 février dernier aux César et multirécompensé ailleurs.
Un film prenant, pesant qui vous laisse comme après un coup de poing à l'estomac...

Mercredi, j'apprenais que Julie Douib avait été assassinée par son ex-conjoint alors que cela faisait des mois qu'elle essayait de tirer la sonnette d'alarme auprès des autorités. 
Julie est la trentième femme à mourir sous les coups de son compagnon (ou ex-compagnon) depuis le début de l'année...

Et, malheureusement, il est à craindre qu'elle ne soit pas la dernière de l'année 2019 puisque, chaque année, tous les trois jours, en France, une femme meurt sous les coups de son compagnon et que cette année, les chiffres sont passés à un décès tous les deux jours.

Et je ne peux effacer de ma mémoire les trous de balles de carabine dans la porte de l'appartement et Léa Drucker allongée avec son "fils" au fond de cette baignoire... Et je ne peux pas ne pas imaginer le corps de cette femme de 35 ans abattue à bout portant... Et cette autre enceinte de six mois poignardée dans sa chambre d'hôtel... Et cette autre, âgée de 20 ans et décédée de coups à la tête avec une barre métallique... Et cette autre, tuée sous les yeux de ses enfants...

Elles sont déjà 30...
Tout ne se termine pas comme au cinéma !

Alors, on fait quoi maintenant ?