Dans neuf jours, je serai entrain de m'enregistrer pour mon vol vers Reykjavik. En principe...
Non, parce que qui dit "voyage de Miss Blabla" dit "aïe-aïe-aïe".
Et, donc, là, il n'y aura pas d'exception à la règle susdite...
Allez-y, vous pouvez rire... J'avais envisagé ce cas-là le 25 janvier dernier dans mon billet sur mes nuits blanches et donc nous y sommes...

Je tiens à remercier le petit dieu de la SNCF, le petit dieu de mes voyages et le petit dieu des transports, ainsi que le petit dieu de la loi de Murphy : une fois encore, vous n'avez pas failli ! Une fois encore, vous allez me pourrir un voyage...

Je rappellerai 2000, le Kenya et un voyage de plus de 25 heures pour rentrer de Nairobi...
Alors, certes, ce n'était pas lié à des grèves mais à des pannes répétées d'avions de la Sabena mais on ne va pas chipoter !
Et puis, attention, ces 25 heures de retard avaient été passées en salle d'embarquement parce qu'à chaque fois, on nous faisait miroiter l'espoir d'un avion qui allait décoller ou d'un qui allait arriver... Ah, les sièges de la salle d'embarquement en métal trouilloté et un retour qui avait failli passer par Le Cap !

Je rappellerai 2010, notre premier voyage à Londres avec Sainte Chérie et la réforme des retraites qui avaient impacté notre vol retour, les trajets SNCF et les dépôts de pétrole...
Sans compter notre hôtel qui était complet et ne pouvait pas nous garder une nuit de plus.
Un grand moment ! Et pour couronner le tout, la douanière qui avait jeté notre pot de marmelade de chez Harrod's pour 50ml de trop...
Je crois que Sainte Chérie était tellement furieuse qu'elle aurait pu passer derrière le comptoir et la gifler de rage !

Je rappellerai 2011, notre voyage au Canada et la grève du syndicat national des pilotes de ligne qui a commencé pile poil le jour de notre départ. Et hop, il a fallu changer les billets aller pour partir 48 heures plus tôt, ajouter des réservations d'hôtel, etc...
Bon, c'est peut-être la seule fois où une grève fut plutôt une bonne chose et plutôt agréable car nous avions pu anticiper sans trop de frais et en profitant un peu plus de notre voyage !

Je rappellerai 2016 et mon séminaire pro où 24 heures avant le départ, grâce à l'action combinée des inondations et de la SNCF, j'ai dû revoir l'acheminement de 80 personnes en urgence. Une paille !

Et, donc, maintenant, où la SNCF fait grève la veille et le jour de notre préacheminement pour partir en Islande...
Des billets d'avion à des prix exhorbitants, des Papotage-Car pris d'assaut, des bus qui font le voyage en 12h en passant par Lyon...
Il me restait la licorne ou ma voiture. J'ai choisi la voiture avec le surcoût de l'essence, des péages, d'une nuit d'hôtel et d'une semaine de parking à l'aéroport...
Vous dire que j'en pleurerais de frustration n'est pas un euphémisme.
Je n'écoute même plus les informations car je pourrais devenir violente et extrêmement vulgaire !