On est à à peine un chouille de plus de trois semaines du semi-marathon...
C'est dingue ! Il me semble que c'est hier qu'il me restait plus de quatre mois et, là, crac, trois semaines !
Autant dire que c'est demain ! Et, là, comme qui dirait que j'ai comme un petit coup de pression qui remonte...
Ai-je bien fait le maximum que je pouvais/devais faire ? Y arriverais-je ? N'est-ce pas un leurre, une utopie que je me suis fixé ? Dans ma tête, je pensais que j'aurais plus progressé que je ne l'ai fait jusqu'à présent mais il paraît que c'est parce que je ne suis pas objective. Sans doute...
Cette course, c'est mon Everest à moi et plus on s'approche de la date, plus l'Everest paraît haut...

 

J'ai découvert et fait découvrir, dans le même temps, à Sainte Chérie, le film " Little miss Sunshine ". Je vous l'accorde, ce n'est pas la nouveauté de l'année puisque le film date de 2006 mais Daphné en avait parlé dans une liste de films à voir en famille et cela m'avait donné envie.
C'est effectivement un petit bijou à savourer en famille.
Il s'agit de l'histoire d'une petite fille qui est sélectionnée pour participer à un concours de beauté et qui va s'y rendre en famille. Sauf que sa famille est loin d'être une famille modèle entre le grand-père drogué, le père dont toute la vie est dédiée au mantra de la gagne, la mère qui est dépassée par sa vie, le fils qui a décidé de ne plus parler à personne et l'oncle qui sort de l'hôpital après une tentative de suicide. Sans oublier un autre personnage à part entière quoique surprenant, l'antique combi VW familial qui trimbale tout ce petit monde à travers les Etats-Unis
Ce road-trip est plein de fantaisie, d'humour grinçant mais il s'en dégage également beaucoup d'émotion et d'amour. On en ressort avec une espèce de foi en la famille et on se dit que, parfois, les loosers de l'existence sont terriblement grands et attachants.

 

Je suis très fière de moi (oui, une fois n'est pas coutume !), en ce moment, je suis en pleine paperasserie administrative entre les suites du vol de mon portefeuille et mon changement professionnel. Au niveau des papiers officiels, il ne me reste plus que ma carte vitale à faire refaire sauf que, visiblement, pour envoyer un pauvre imprimé à remplir, il leur faut un mois. En soit, ce ne serait pas grave si je ne changeais pas de régime de sécurité sociale de par mon nouveau domaine professionnel et donc là...
Il faut se faire radier de la première caisse de sécurité sociale pour se faire rattacher à la nouvelle mais la carte vitale n'étant pas encore refaite alors que je serai radiée, on attaque un enfer administratif où je ne suis plus affiliée à l'ancienne qui ne veut plus entendre parler d'une nouvelle carte vitale et où je vais bien être affiliée à la nouvelle mais qui considère que j'ai déclaré le vol de ma carte alors que je n'étais pas encore chez eux et que, donc, il appartient à la première caisse de la faire refaire...
Bref, je pense que je ne suis pas sortie d'affaires mais ce qui me rend fière, c'est que j'ai signé mon contrat le 10 mars et qu'aujourd'hui j'ai fait toutes les formalités auprès des caisses de sécu (ancienne et nouvelle), des mutuelles (ancienne et nouvelle), de Pôle Emploi et de mon employeur...
Je crois qu'on peut définitivement dire que la phobie administrative ne passera pas par moi cette fois-ci !

 

Et puis, je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a cinq mois, nous y étions...
Je n'ai pas eu peur rétrospectivement et, visiblement, Sainte Chérie non plus mais, hier soir, on se sentait touchées, proches des anglais, émues...

Hier soir, j'ai craint qu'on ne s'habitue à l'horreur. Oui, la tour Eiffel s'est éteinte à minuit mais elle scintillera de nouveau demain et ne retombera pas dans le noir si à Bagdad ou Palmarès ou Mossoul un attentat, demain, fait 80 ou 100 morts... Alors, hier soir, je pensais à tous ces oubliés dont la mort n'aura fait l'objet que d'un bref entrefilet au bas de l'écran de nos chaînes d'information parce qu'ils n'auront pas été tués au bon endroit, dans cette bonne vieille Europe ou en Amérique du Nord...

Hier soir, je me suis efforcée de penser à toutes les victimes de la barbarie terroriste quelles qu'elles soient ou qu'elles soient tombées, quelle qu'en soit la justification invoquée ou l'idéologie qui est derrière... N'oublions personne ! Nous devons nous définir par notre appartenance à l'humanité avant de le faire par notre nationalité ou notre religion. Il n'y a que comme ça que nous avons une chance de nous en sortir...

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