J'ai arrêté de regarder les cérémonies de récompense du cinéma, quelles qu'elles soient depuis l'année où " Léon ", le film de Luc Besson, a été, comme toujours en ce qui concerne ses réalisations, largement ignoré... J'avais trouvé ça injuste pour " Le Grand Bleu ", provocateur pour " Nikita " et carrément insultant pour " Léon "... Bref, là n'est pas le sujet ! En revanche, si je ne regarde pas, je lis quand même en diagonale le résumé, voire je vais chercher les extraits vidéo...
En l'occurrence, là, je suis allée chercher la vidéo de Jean-Paul Belmondo recevant son César d'honneur... Quel choc !
J'ai eu l'impression de me retrouver l'année où l'académie l'avait décerné à Bernard Blier qui était apparu, tout pâle et maigre dans son smocking trop grand. 
Oui, le temps passe. Oui, les acteurs de ma prime jeunesse ne sont plus des lapins de l'année. Mais j'ai beau le savoir, l'avoir sous les yeux me serre le coeur...

J'ai également regardé le numéro de duétiste de George et Jean. Efficace, comme de bien entendu. De bon aloi, malheureusement.
En revanche, je me pose une question : même si George a déclaré être amoureux du cinéma français, ne se fiche t'il pas comme de son premier appareil dentaire de recevoir un César ? En plus, il est obligé de se farcir 3h de cérémonie au premier rang, genre je ne peux pas me casser l'air de rien en prétextant aller aux toilettes...
Je ne sais pas mais est-ce que, pour eux (lui, Michael Douglas, Sean Penn et les autres avant), ce ne serait pas comme recevoir le prix de citoyen modèle de Ploum-Ploum-les-Clochers pour nos candidats à la présidentielle ? Ca les fait doucement ricaner ?

D'ailleurs, 23 femmes sur 90 récipiendaires... ça laisse rêveur...
Pareil, on sent que c'est la crise parce que jusqu'en 2008, il y avait 2 ou 3 récompensés par an mais depuis, c'est restriction-restriction, il n'y en a plus qu'un...

 

Sur les Oscars, je ne reviendrai pas sur la malheureuse boulette de Faye et Warren... Errare humanum est mais je préfère avoir été à ma place plutôt qu'à la leur !
Au moins, les producteurs de " La La Land " n'auront pas préparé leur speech pour rien...

Ceci étant, il faudra qu'on m'explique le concept du groupe de touriste qui arrive en plein milieu de la cérémonie... Ils débarquent smartphones en mains au milieu de tout le gratin hollywoodien endimanché et emperlousé jusqu'à la couane. Ils se font applaudir. Ils font 3 selfies et s'en repartent continuer leur périple...
Je ne sais pas vous mais, moi, ça m'a donné une sale impression... Un peu comme si on était au zoo (" Regardez ! C'est ça la masse populaire grâce à laquelle on est là ce soir et qu'on est riche et célèbre ! Ils ont l'air drôle, non ? Et on peut leur jeter des cacahuètes ? ") !

En revanche, je suis extrêmement heureuse de la statuette décrochée par le court métrage " Les casques blancs "...
Ces mecs-là en imposent ! Ce sont des héros du quotidien que rien ne préparait à ça mais ils le font tous les jours et ils risquent leur vie tous les jours pour essayer d'en sauver d'autre et trop peu de gens en parlent...
Ce serait juste tellement bien que la diffusion de ce documentaire ne soit pas limitée à Netflix mais accessible à tous !

Et j'ai également aimé voir fleurir, comme tout le monde, de petits symboles, des P entrelacés, de petits rubans bleus sur les tenues haute couture des invités (ça, c'est mon pêché mignon, regarder les photos du red carpet !), comme autant de soutien au Planned Parenthood (planning familial américain) et à l'ACLU (association de défense des droits civiques).
Encore trois ans trois quarts à se fader Oncle Donald... sans compter ce qui risque nous tomber sur le coin du nez en mai !

 

Sinon, ça n'a strictement rien à voir mais je crois que j'ai bien fait de rentrer chez moi, hier, entre midi et deux, pour jardiner parce que vu le temps d'aujourd'hui et ce qu'ils annoncent pour la suite de la semaine, les fenêtres de tir vont être rares !

 

Ah oui et puis, mon contrat se termine aujourd'hui...
Je n'ai de nouvelles de personne...
La boîte d'intérim n'est au courant de rien...
Mon directeur direct est en congés...
J'ai croisé l'assistante DRH vendredi dans l'escalier, il paraît que je ne dois pas m'inquiéter... Si elle le dit...
Euh, vous croyez que je dois quand même y retourner demain matin ?



Voilà, je crois que c'est tout...
Non, je n'ai rien oublié...
Non ne va pas parler rugby... Non... Enfin, si, on peut parler rugby écossais !