08_12_16-TNBA-animals_Event

La présentation en disait qu'il s'agissait de deux pièces d’Eugène Labiche, " La Dame au petit chien " et " Un Mouton à l’entresol ", avec un même thème : le parasite mais pas le parasite animal, le parasite humain avec ses pulsions, ses travers mesquins...
Du bourgeois allant jusqu'à s'asservir à son domestique pour pouvoir continuer à courtiser sa femme, du financier qui, pour être sûr, d'obtenir remboursement du prêt consenti accueil son débiteur chez lui et finit par faire couple à trois pour ne pas le contrarier... Bref, du vaudeville pur jus !

Je vous avoue que j'étais très heureuse de pouvoir y emmener Sainte Chérie et de lui faire découvrir ce type de théâtre avec des dialogues ciselés, des portes qui claquent et des quiproquos en série...

Si je suis tout à fait honnête, je vous dirais que j'ai été déçue... très déçue !
Alors, certes, les acteurs sont incroyables d'énergie et de talents et la mise en scène est moderne et décalée mais, ça, je m'en serais fort bien accomodée (même le final avec les acteurs complètement nus au milieu de la scène... quoique avec une ado de 14 ans à mes côtés, ce n'était pas du meilleur effet !) et, d'ailleurs, il y a quantité de détails scéniques que j'ai trouvés super top. Les décors étaient superbes et astucieux, drôles... mais, mais, mais...
Mais cela part complètement dans l'excès jusqu'à l'absurde au point qu'entre la musique expérimentale d'un piano mécanique et les hurlements des acteurs qui avaient du mal à s'exprimer autrement, on avait du mal à capter les dialogues et les situations. On avait plus le sentiment d'être d'être au milieu d'un asile de fous en pleine crise que dans une salle de théâtre. Du coup, tout devenait confus et les dialogues qui auraient dû être drôles, les situations qui devaient être cocasses se noyaient au milieu du tohu-bohu qui, lui même, aurait pu être drôle s'il n'avait été aussi loin dans l'absurde et la cacophonie...

Ceci étant, j'ai entendu le public rire à de plusieurs reprises donc je me dis que tout le monde ne partage pas mon avis... ou alors, ce sont les nerfs qui ont lâché (non, là, j'exagère, j'ai moi-même ri quelques fois !)...
J'espère que le Lorenzaccio du mois de janvier sera d'un autre accabit !

Les animals d'après Eugène Labiche
TNBA 
3 place Pierre Renaudel
33000 BORDEAUX
Jusqu'à ce soir