C'est elle qui me ramène à vous encore et toujours, elle qui s'insinue dans mon esprit sous forme de phrases qui dansent dans ma tête...
L'envie d'écrire...

Si vous saviez au cours de ces deux derniers mois combien de fois je me suis dit que ce serait bien de vous raconter ceci ou cela, comme ci ou comme ça...
Les idées, les mots venaient mais je n'ai jamais pris le temps de me poser devant mon ordinateur ou bien j'aurais bien voulu mais il n'était pas à portée de mains et, après, ça sentait le réchauffé.
Il y a quelques années en arrière, c'était un peu une gymnastique, un peu une habitude, un entraînement auquel mon cerveau était soumis : face à un évènement ou un non-évènement, je visualisais comment je pouvais en parler sur mon blog, comment tourner les idées, l'esprit...
Aujourd'hui, je me sens un peu comme le Serge Blanco des blogs : l'arrêt de mon premier blog a été brutal, je l'ai pris en pleine poire en même temps que tout un tas d'autres choses qui a bouleversé mon existence. Je suis repartie sur une nouvelle base mais je n'ai jamais vraiment complètement retrouvé cette évidence, cette facilité. Je n'ai pas non plus eu l'impression de vous y retrouver ou que le partage se faisait comme avant. Le sentiment que le feu déclinait doucement et que je peinais à souffler sur les braises pour les faire reprendre et que, de toutes façons, il n'y avait plus grand monde à y réchauffer. Peu à peu, j'ai trouvé de moins en moins de temps à " l'entraînement " et j'avais de moins en moins de choses également à raconter ou vice-versa. Bref, tout s'est allié pour que cela devienne de moins en moins évident... Je me suis empâtée, j'ai pris 30 kg de flemme, de non-envie et me suis retrouvée comme un poussah !

Je ne regrette rien, je constate juste les faits. J'ai fait beaucoup de choses pendant tout ce temps. Il y a eu de belles choses et d'autres bien plus compliquées. J'ai eu des envies de coup de gueule et des joies que j'aurais aimé partager.
Un moment, je me suis figuré que si je rouvrais mon premier chez moi, tout ça reviendrait comme par un coup de baguette magique et puis je me suis regardée en face et me suis dit que c'était sans doute une fausse excuse si mon ton a changé, si je perçois moins les anecdotes à raconter, ce n'est pas seulement qu'il y en a moins ou que j'ai l'impression de les écrire pour trois irréductibles mais parce que je ne suis plus non plus cette jeune maman en pleine procédure de divorce et en pleine reconstruction de son nouveau monde.
C'est un fait, ce premier blog me manque à tel point que je ne l'ai jamais supprimé. Il existe toujours mais je suis la seule à y avoir encore accès. Il recélait tellement de mes souvenirs, de ce qui a fait ma vie !
J'y reviens toujours mais c'est une réalité certaine, même si ça sent le leitmotiv : j'ai subi bien plus que je n'ai maîtrisé ces trois dernières années et je ne suis toujours pas complètement sûre d'en être revenue à la maîtrise, même si, parfois, j'arrive à m'en convaincre.
Donc, je ne suis pas sûre que la problématique soit résolue...

En même temps, j'ai eu la curiosité de jeter un oeil à mon Netv*bes qui est, pour ceux qui ne connaissent pas, une espèce de grand tableau où l'on peut épingler les blogs ou les sites que l'on aime et suivre leur actualité au fur et à mesure. Même ça, ces derniers mois, j'ai perdu l'habitude de l'ouvrir quotidiennement pour y jeter un oeil et, là, c'est un peu la zone sinistrée. De tous ces gens que je suivais (y en avait pas non plus 150 ans !) depuis des années, dont je voyais grandir les enfants, dont je voyais évoluer le style, l'existence, il y en a bien les 3/4 qui ont disparu dans les limbes de la toile... Lassitude, changement, départ...
Je ne fais pas plus exception à la règle que les autres mais il y a une chose : j'ai toujours l'envie d'écrire, de vous écrire ! Je ne me suis pas lassée, j'ai juste un peu perdu le modus operandi...