calpurnia

Vous commencez à connaître mes goûts et, notamment, en matière de romans historiques et il y a quelques auteurs que j'aime bien en la matière car leurs livres sont de réels romans mais qui s'inscrivent dans un cadre historique rigoureusement documenté. Il s'agit de Jean d'Aillon et de Jean Diwo.

C'est un ouvrage de ce dernier dont je vais vous parler aujourd'hui, " Les dîners de Calpurnia ". L'histoire se situe au 1er siècle de notre ère et débute sous le règne de Néron. Calpurnia, jeune patricienne romaine, est la fille adoptive du célèbre architecte Severus qui fut chargé par l'empereur de construire sa célèbre maison dorée. Dans sa tâche, il sera aidé de Celer qui, plus tard, deviendra le mari de Calpurnia et l'architecte du Colisée.
Il s'agit donc, comme toujours, chez Diwo d'une fresque familiale et historique qui se déroule ici sur quatre générations et encore plus d'empereurs.

J'aime sa façon de nous faire découvrir l'envers de l'Histoire au moyen d'histoires plus ou moins brodées sur la réalité.
Et j'ai beaucoup pensé au livre de Pierre Grimal " Les mémoires d'Agrippine " qui se termine à peu près au moment où le livre de Jean Diwo commence (d'ailleurs, Jean Diwo remercie Pierre Grimal pour son aide... Chouette, on a les mêmes copains !).
Comme dans " Au temps où la Joconde parlait " dans lequel il nous raconte l'évolution de la peinture de la Renaissance, l'apport des Flamands, les ateliers florentins, les Medicis ou dans " Les demoiselles des Lumières " sur le destin de la future Madame de Pompadour et d'un personnage romanesque qui traversera également le règne de Louis XV mais dans le cadre des scientifiques et philosophes des Lumières ou, mon préféré, " Les dames du faubourg " sur les ébénistes parisiens du Moyen-Age à la fin du XIXè, avec au passage Oeben et Riesener, Jacob et tant de personnages historiques et une grande partie de notre histoire de France mais vue par le biais d'un prisme latéral.

J'aime aussi son style qui se lit aussi facilement qu'on boit un verre d'eau de source. Cet homme donne envie de se cultiver et vous en offre la possibilité sans même s'en rendre compte, juste en se laissant porter par ses histoires.
Bon, après, vous me connaissez, j'ai fait marcher internet pour aller visualiser ou vérifier ou creuser certains points ou oeuvres ou personnages mais ça n'engage que moi !
Un petit regret : si j'ai aimé le tableau chronologique à la fin du livre mettant en parallèle l'histoire de Rome et l'histoire des personnages du livre, j'ai regretté de ne pas avoir (comme chez Jean d'Aillon), une liste des personnages principaux pour pouvoir vérifier aussitôt qui procédait du roman et qui procédait de l'histoire.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce roman qui réunit tout ce que j'aime : roman, données historiques, belle plume, culture, facilité de lecture...
Et si d'autres périodes vous tentent ou d'autres domaines d'art, n'hésitez pas à aller consulter la bibliographie de Jean Diwo qui a écrit quantité d'autres livres tous aussi passionnants !