Il y a un an, je vous avais raconté que j'avais commencé à cogiter la réfection de ma cuisine (c'est !).
J'ai commencé une partie des travaux à savoir : murs et sols...

Il me reste à faire mes façades de placards et... ma verrière !
Ben oui, comme je vous le disais, à force de cogiter des idées sont venues, qui se sont transformées en envies puis en évidence... Sauf que l'évidence entraîne, malgré tout, des contraintes techniques qui ne sont pas de mon ressort.
J'ai donc essayé de demander des devis à des professionnels plus ou moins de mes connaissances mais comme ça ne venait pas, j'ai fini par me connecter sur un site qui propose de mettre en relation des professionnels du coin et des gens qui ont besoin des professionnels (logique !)...
Et c'est là que ça commence à être drôle (non, parce que j'ai bien conscience que, jusqu'à présent, il n'y avait rien de particulièrement intéressant ou drôle)...

Sur les trois entreprises qui devaient me contacter, il y en a une qui ne l'a jamais fait. Bon...
Il y en a une qui est venue et qui a pris des mesures, qui m'a donné quelques conseils de déco et d'agencement et m'a envoyé un devis dans les 48 heures. Très bien...
Et puis, la dernière...
Alors là, mes enfants, comment dire, ça a été... haut en couleurs ? Pas courant ? Un peu des deux !
Les deux types sont arrivés en bleus de travail mais avec des chaussures de ville en cuir noir bien cirées. Ils avaient chacun un gros mètre enrouleur à la main et ils ont passé tout leur temps à jouer avec : et que je te le déroule et que j'appuie sur le bouton pour l'enrouler et que je le redéroule pour tâter le plafond et que je le rerenroule et que je reprends quatre fois la même mesure mais sans noter une seule fois les chiffres...
Ah, et puis, j'ai omis de vous préciser un petit détail et n'y voyez aucun racisme de ma part, c'est juste pour qe vous appréciez mieux la suite de l'histoire : ils étaient noirs et avec un fort accent (je pense que j'ai dû leur faire répéter chaque phrase au moins deux fois ce qui fait qu'ils ont dû me prendre pour une neuneu de première !) !
Et, donc, ils ont commencé à m'expliquer la suite des opérations en ponctuant leurs phrases de grands coups de stylo bille bleu sur mes murs (j'avais l'impression que mon mur était face à un chirurgien esthétique entrain de préparer sa liposuccion !) :
" Alo's, tu vois, madame, il vaut mieux fai'e tomber tout ton mu' pa'ce que, comme ça, ap'ès, je fais une cloison en placo, comme ça je m'embête moins à fixer la ve''iè'e. Bon, donc, je vais appeler le mec qui fab'ique les ve''iè'es et je vais lui commander comme ça tu sau'as combien ça va te coûter di'ectement ! Ap'ès, tu vois, moi, je connais un mec qui fait l'élect'icité et je vais lui demander de veni' pour qu'il 'efasse bien tes b'anchements... "

Je crois que je ne vais peut-être pas leur confier le chantier, je crois...