Quand on passe trois jours à Paris, on profite " d'être à la capitale " pour se promener et pour faire des expo et puis on fait des choses qui sortent de l'ordinaire comme une finale du top 14, dernier match officiel de Jonny Wilkinson...
Quand, en plus, la météo se met de la partie et qu'il fait un temps printannier magnifique, il n'y a rien à demander de plus !

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La première des expositions que j'ai eue envie de voir (même si je passe pour une folle aux yeux de certains, voire une barbare d'oser l'imposer à qui que ce soit d'autre !), c'est celle de " Moi Auguste empereur " au Grand Palais.

2000 ans que l'empereur Auguste est mort.
Auguste l'un des plus célèbres empereurs de la Rome Antique, presque aussi connu que Jules César, qui restera à jamais le vainqueur de la Gaule au travers de ses oeuvres ou d'Astérix, ou que Néron, dont il n'a pas la réputation sanglante et psychopathe.

Le premier empereur de facto mais pas in nomine (du moins pas tout de suite) pour éviter les problèmes rencontrés par son grand-oncle (ce bon vieux Jules).
Homme sans pitié pour ses ennemis et pour assouvir ses ambitions mais également artisan acharné de la célèbre Pax Romana (que tous les élèves de 6ème connaissent sur le bout des doigts... ainsi que leurs parents !), intelligence supérieure qui a énormément oeuvrée pour la culture et le rayonnement de l'empire.
Bref, un homme à l'influence et à l'héritage qui ont fait que ses contemporains ont appelé cette période " le siècle d'Auguste ".
Il ne dépassera jamais, dans mon coeur, mon bon vieux Jules mais il se place juste derrière.

Et si vous voulez mon avis, cette expo est des plus passionnantes car s'y succèdent statues, fresques, objets, mobilier pour nous raconter une époque, l'Histoire et l'histoire. Notre Histoire, l'histoire d'un homme, l'histoire d'une époque et de l'âge d'or d'une civilisation.
Un pur bonheur qui donne envie de traîner et traîner encore dans les salles.

Petit regret : l'exposition n'avait pas lieu sous la grande verrière...

Paris 1900


Ensuite, en regardant juste de l'autre côté de la rue, il y avait une affiche alléchante sur la devanture du Petit Palais.

L'heure et demi d'attente ne nous a pas découragés (ben oui, quand on ne prévoit pas les billets coupe-file, on attend gentiment en écoutant un clarinettiste de talent ! D'aileurs, je me demande si les musées ne devraient pas penser à officialiser et à généraliser ce type de " musique d'attente ").

Pour rentrer plus en détails, cette exposition ouvre les portes du Paris mythique de la Belle Epoque, de l'exposition universelle de 1900.
Les innovations techniques comme le métro, l'électricité...
L’effervescence culturelle avec Sarah Bernardt, le cabaret du Chat Noir, les premiers films érotiques, Rodin...
L’élégance de la Parisienne avec des costumes prêtés par le musée Galliéra et griffés Worth entre autres...

Il y a tellement de choses, tellement de petits détails !
Peintures, objets, costumes, affiches, photographies, films, meubles, bijoux, sculptures… nous offrent un très joli voyage dans le temps !

Après tout cela, une très jolie petite promenade parisienne sous un soleil tout doux : un petit tour dans le jardin des Tuileries, dans le quartier Latin, au milieu du Louvre, le long des boutiques de bouquinistes des bords de Seine...

Il y a eu aussi des soirées pleines d'amis et de fous-rire... Des retrouvailles après presque deux ans sans les uns et les autres !


Et puis, il y eut la finale du Top 14 au Stade de France.
Une soirée pleine d'étoiles et d'émotion qui débordent des yeux !
D'abord il y avait le rugby, le dernier match de Jonny Wilkinson (oui, je l'ai détesté tant qu'il jouait en équipe d'Angleterre mais, bon, il a fait des efforts pour apprendre le français et nous offrir quelques belles saisons ici...).
Et puis l'ambiance d'un match de rugby et, de surcroît, quand il est suivi par plus de 80.000 spectateurs, est absolument fabuleuse, chaleureuse, fraternelle. Bon, surtout, qu'il faut bien reconnaître que le hasard nous avait bien placés puisque nous étions au beau milieu des rouges et noirs...
Et pour terminer, il y a eu un immense hommage aux rugbymen morts lors de la première guerre mondiale et l'arrivée du bouclier de Brennus sur le dos d'un membre de l'armée qui est descendu d'un hélicoptère en vol stationnaire en rappel pendulaire de plus de 40 mètres.
Bref, j'ai bien hydraté mes canaux lacrymaux, j'ai bien réchauffé mes mains en les tapant les unes contre les autres et j'ai bien bien profité de chaque petite seconde de bonheur qui m'a été offerte !

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Demain, je vous raconterai la dernière exposition que j'ai découverte ce week-end...

 

Moi Auguste empereur
Grand Palais
Avenue du Général Eisenhower
Paris (8ème)
jusqu'au 13 juillet 2014

Paris 1900, la ville spectacle
Petit Palais
Avenue Winston Churchill
Paris (8ème)
jusqu'au 17 août 2014