petit-art-fuite-1171485-616x0Désolée pour mon absence d'hier liée à une énième panne d'internet...
Merci à ceux qui se sont inquiétés de mon absence mais tout va bien !

Demoiselle Flou m'avait envoyé un paquet pour m'aider à passer le cap de ma convalescence.
La convalescence s'éternisant, j'ai attaqué le livre qu'elle m'avait offert en fin de semaine dernière et je crois pouvoir dire que je l'ai dévoré !

Trois trentenaires turinois, Vittorio, Francesca et Manuela, se retrouvent embarqués dans un voyage du nord au sud de l'Italie. Vittorio, le violoncelliste torturé doit descendre jusqu'à Bari prendre un poste dans un orchestre. Sa fiancée, Francesca, veut profiter de l'accompagner pour lui annoncer qu'elle le quitte. Quant à Manuela, leur amie loufoque, gogo-danseuse et monitrice d'auto-école, elle cherche à fuir son petit ami violent... Rapidement, ce dernier se lance à leurs trousses pour récupérer ce que Manuela lui a volé. Ce qui aurait dû être un week-end sans encombre se transforme en épopée aux rebondissements déjantés.
L'auteur ne néglige pas pour autant les personnages secondaires qui sont hauts en couleur chacun dans leur genre et dans leur apport au récit.
Au fil des kilomètres, des évènements et des paysages italiens, les caractères se dévoilent, les souvenirs remontent, les langues se délient, les relations évoluent...

Le livre est raconté à trois voix mélangeant les points de vue, les émotions de chaque protagoniste. J'avoue qu'au début, cela m'a perturbée alors que c'est un style narratif que j'ai déjà rencontré plusieurs fois, que ce soit dans " Les larmes de Tarzan " ou plus récemment dans " Ouragan "... Là, j'avais du mal à comprendre qui parlait, notamment du fait du style propre à Manuela qui me faisait penser que ce n'était pas le récit de chaque personnage mais un récit que l'on faisait d'eux. Bon, je vous rassure, ça se met très vite dans l'ordre et l'on se laisse encore plus vite prendre dans l'histoire.

La vision de l'Italie qu'Enrico Remmert nous donne oscille entre poésie, drame, farce. Il nous offre un portrait de la jeunesse italienne plein de fraicheur tout en étant empreint d'un certain réalisme.

Le style est enlevé, drôle, parfois amer mais jamais pessimiste ou noir. On a envie de se faufiler à l'arrière de la Baronne et de suivre ce trio de choc.
Les questions existentielles succèdent aux interrogations beaucoup plus terre à terre...

Bref, une histoire douce amère mais qui laisse une saveur sucrée sur les lèvres et l'envie de partir pour un long périple, type road-story...