Avant-hier soir, il était prévu un dîner au jardin pour nous retrouver tous après cette année partagée.
Pour certains, c'était également l'occasion de dire au revoir. J'espère que, pour d'autres, nous aurons la chance de nous retrouver...
Ce fut aussi un joli moment d'émotion quand ils m'ont offert un cadeau pour me remercier de mon investissement tout au long de l'année. Cela m'a tellement émue...

Mais, en fait, la question de nos retrouvailles se pose essentiellement pour moi. Vais-je les retrouver ? Vais-je y retourner ? N'est-ce-pas moi qui, finalement, vais leur fausser compagnie ?

L'envie y est mais les ombres sont lourdes au-dessus de ma tête. Les incertitudes me pèsent sur bien des plans et celui-ci n'y échappe pas.
Depuis deux ans, je me suis offert le luxe d'être cigale en me faisant le plaisir d'avoir une activité à moi sans aucune notion d'utilité (le sport est utile, pas le théâtre !).
Aujourd'hui, il est peut-être temps de redevenir fourmi.

Je ne sais pas de quoi les mois à venir vont être faits.
J'avoue que ça me fait peur. Terriblement !
Je maîtrise au mieux (ou au moins mal !) les angoisses mais si je me projette sur les mois d'automne, je crois que c'est la première fois de ma vie que je redoute autant cette saison.

Et puis, l'année qui vient de s'achever m'a offert une expérience extraordinaire et j'ai pris un pied monstrueux à jouer et je crois que je peux aussi m'autoriser à dire, d'après les échos qui me sont revenus aux oreilles, que cela s'est senti et que je n'ai pas démérité.
Alors, c'est peut-être le signe qu'il faut s'arrêter... quand la lumière est encore belle !

Avant-hier soir, je les regardais tous, plein de projets, plein d'avenir et je repensais à une phrase que me disait Belle Blonde " ce qui est chiant avec toi, c'est que tu aimes bien regarder les autres depuis ton balcon ! Tu aimes être parmi eux mais pas forcément avec eux."
Oui, avant-hier soir, j'étais bien parmi eux mais il est vrai que je n'étais pas tout le temps vraiment avec eux...
J'ai profité de la soirée et on a bien ri. On en a bavé tout au long de l'année mais une réelle complicité aussi s'est créée et j'ai de la tendresse pour chacun d'eux.
Mais je savais aussi que j'étais un peu perchée sur mon balcon à me demander si je retournerai parmi eux ou pas...
Je n'avais pas envie de me dire que c'était vraiment fini, je n'avais pas envie de leur dire que ce n'était pas la peine de m'envoyer le mail au moment des réinscriptions mais une petite voix aussi me disait qu'il fallait savoir faire tomber le rideau...

Alors, attendre et voir...