DSCF5817-2Ma Sainte Chėrie (et oui, ça aussi, j'ai dû y renoncer et le changer !) avait lu cette nouvelle de Jean Giono à l'école et m'avait fortement conseillée de la lire. Disons, pour être plus réaliste, qu'elle m'a tanné le cuir jusqu'à ce que je craque en prenant ledit livre...

Et je dois bien le reconnaître, elle a eu entièrement raison !
Lu trop vite parce que c'est une nouvelle et que c'est donc court.
Lu trop vite aussi parce que c'est merveilleusement écrit et que l'histoire est poétique. Bon, d'accord, en ce moment, j'ai la larmichette particulièrement facile, c'est vrai mais l'histoire m'a interpelée...
Peut-être parce qu'il n'est question que d'Humain au sens noble du terme,
parce que le progrès ne devient que la conséquence de ce que l'Homme peut faire,
parce que l'homme n'est pas l'objet du système et qu'enfin il n'est pas broyé par la loi du profit et du bénéfice,
parce que la nature a la part belle et que Giono savait admirablement parler de la Provence.

Oui, je sais, aujourd'hui, il est utopique d'y croire et de le vouloir mais, moi, en ce moment, j'ai envie d'y croire et de le vouloir parce que je sens les rouages de la machine infernale qui s'approchent inexorablement et que ça me fait peur...

Alors, ces cinquante pages et quelques d'humanité m'ont transportée et fait un bien fou !